Bolivie : du Sud Lipez à Sucre

ATTENTION : cet article risque d’être un concentré de superlatifs, âmes sensibles s’abstenir !

(voir photos : Sud Lipez à Sucre)

Sud Lipez et Salar d’Uyuni

7h du matin, départ pour la Bolivie. On vient nous chercher à notre hôtel de San Pedro afin de nous emmener à la frontière entre le Chili et la Bolivie qui ne se trouve qu’à quelques kilomètres de là. Nous découvrons nos compagnons de route : 4 Brésiliens, 2 Italiens, 1 Sud-Coréen et 2 autres Français en plus de nous. Une fois récupéré tout le monde, nous allons en direction de la douane chilienne, pour tamponner notre passeport pour la sortie du territoire (en Amérique du Sud, il y a toujours un tampon d’entrée et un de sortie de territoire).

2-lama-sur-le-bord-de-la-route Avant de passer la frontière, nous avons droit à un petit arrêt sur la route pour prendre un bon petit déjeuner. Nous dégustons un des meilleurs petit déjeuners de notre périple ! Avocats, fruits, yaourts, pains, œufs brouillés, … Toute cette gastronomie face au volcan Licancabur avec un groupe de lamas pour compléter le tableau, notre aventure commence très bien !

Bien repus, nous arrivons déjà à la « frontière ». Il faut comprendre qu’au milieu de nul part, se trouve une petite cahute, c’est la douane ! Nous attendons quelques instants et c’est déjà à nous de passer, sourire et bonjour en français, nous avons rarement rencontré des douaniers aussi sympathiques ! L’administratif réalisé, il est tant de charger les bagages sur les 4×4 qui vont nous transporter durant les trois jours à venir. Nous sommes alors répartis en deux voitures, les Européens d’un côté, l’Amérique du Sud et l’Asie de l’autre ! Nous montons à bord de notre bolide, et c’est parti pour la découverte de ce lieu tant loué.

A notre premier arrêt, nous nous délestons de 150bob chacun (il ne faut pas oublier de changer de l’argent avant de passer la frontière car nous en avons besoin dans ce désert qui n’est pas gratuit !), mais juste derrière…apparaissent déjà la Laguna Blanca et la Laguna Verde. Les couleurs sont magnifiques, le décor est impressionnant, nous comprenons que nous ne sommes pas venus pour rien. Nous continuons notre route vers le Desertio Salvador Dali qui n’a pas volé son nom. Les formes sont très étranges, on se croirait réellement dans une des toiles de ce célèbre fantasque ! Puis c’est l’heure de la détente, au milieu de toutes ces montagnes, nous arrivons à la source d’eau chaude avec un peu d’appréhension. Oui, nous n’oublions pas notre expérience au Geyser El Tatio au Chili, où par -11°C, même si l’eau est chaude, on s’est pelé ! Cependant, nous n’allons pas manquer une nouvelle occasion de tenter l’expérience, nous nous acquittons des 6bob pour y accéder, puis nous trempons les pieds. Résultat ? L’eau est tout simplement irrésistible, nous profitons, adorons, et seul notre groupe a tenté l’expérience donc nous avons cette piscine naturelle rien que pour nous, un petit bout de paradis. La trempette terminée, direction « l’hôtel » pour déposer les affaires et manger un bout. Bon ce n’est pas vraiment un hôtel, plus un refuge de montagne, chaque groupe a une chambre mais c’est plutôt rudimentaire, et il fait très froid. Pas le temps d’y réfléchir, nous réembarquons déjà pour découvrir la Laguna Colorada, et là c’est le choc, le clou de la journée. Nous sommes béats face au spectacle. Le lac est rouge (dû aux algues qui s’y baignent !), les lamas broutent l’herbe bien verte, les flamants se dandinent, nous sommes entourés de montagnes… Nous pourrions y rester des heures, bien que le vent est assez glaçant. Après quatre millions de photos, nous acceptons de repartir de ce lieu enchanteur, il est temps de manger un bout et surtout de fêter l’anniversaire de Micka !

Anecdote

En effet, dès le premier jour, nous avons déjà un anniversaire à fêter, et c’est un petit Français qui vieillit ce jour là. Pour l’occasion, les Brésiliens ont une idée, ayant quatre nationalités différentes autour de la table, chaque groupe chante à son tour le chant d’anniversaire dans sa langue. Sans grande surprise, le Coréen remporte la palme de l’originalité, c’était un moment très sympa, avec des gens charmants. Nous n’avons pas enchainé sur une soirée discothèque car à 4700m d’altitude, la plupart d’entre nous étions patraques !

Le mal d’altitude (recommandations)

Le mal de l’altitude se manifeste différemment selon chacun. Pour la plupart c’est un bon mal de crâne, pour d’autres c’est des nausées, mal de ventre, et pour finir, pour Justin (le 2ème Français), c’était des saignements de nez. Bref, plutôt que de faire tourner la bouteille, on a fait tourner les dolipranes et les spasfons !

J2

Après une petite nuit, plutôt difficile pour la grande majorité d’entre nous : le froid, le bruit, le mal de crâne…, nous entamons notre 2ème journée de désert. Nous enchainons les arrêts : Arbol de Piedra, Desierto Siloli, Lagunas Altiplanicas, Chiarcota, Honda, Hedionda, Mirador Volcan Ollague, Valle de Rocas Sora, San Augustin Julaca Estacion de Trenes mais nous sommes tellement fatigués que nous avons du mal à apprécier les lieux à leur juste valeur.

Arrivés à l’Hôtel de Sal Tambo Loma, nous découvrons des chambres tout confort, avec sdb et eau chaude, nous reprenons vie ! Nous avalons rapidement un repas qui nous est servi très tard puis nous nous couchons au plus vite car le lendemain, c’est réveil à 4h du matin.

J3

C’est le jour J, malgré les petits yeux, nous sommes ravis de savoir que nous allons enfin découvrir le Salar d’Uyuni, le plus grand au monde. Tout est parfait, nous arrivons pour le lever du soleil qui nous fait la joie de nous réchauffer, nous immortalisons ce moment et surtout, nous profitons. Une fois tous les rayons sortis, nous nous dirigeons vers l’Isla Incahuasi (30bob), un îlot au milieu de cet immense désert de sel, sur lequel les cactus ont élu domicile, et quelques lamas également. Cette petite dune offre des panoramas saisissants sur le désert, c’est tout simplement grandiose. Le petit déjeuner englouti dans ce lieu, nous repartons à travers le désert, et le prochain stop sera notre moment de groupe, en plein milieu du Salar. En effet, sur place chacun tente les photos avec les perspectives, nous nous couchons sur le sel, nous ressentons l’atmosphère, jusqu’au moment où nous avons besoin de tous nous retrouver ensemble. Et c’est parti pour un grand moment de partage, à coup de danse, de flashmob, de délires en tous genres…nous sommes partis pour deux heures de total freestyle, comme seuls au monde dans un moment hors du temps. Ce moment ne s’explique pas, il se vit.

Puis c’est le départ pour le Cemeterio de Trenes, pour un peu d’histoire. Ce cimetière est une référence au passé colonial de la Bolivie. En effet, à l’époque de l’empire espagnol, les mines du pays étaient exploitées au profit du royaume d’Espagne. Tous les minerais étaient acheminés par cette voie de chemin de fer, qui partait de Potosi jusqu’aux ports chiliens. On peut dire que les ressources boliviennes ont été pillées à cette époque, c’est donc un souvenir peu réjouissant pour la population locale, mais cela fait aussi partie de leur histoire. Nous finissons notre tour en arrivant dans la ville d‘Uyuni et nous nous disons déjà au revoir en nous souhaitant un bon voyage les uns les autres.

Comment y aller

Pour notre part, nous sommes passés par l’agence Estrella del Sur, qui semblait être l’une des plus fiables (nous n’avons eu aucun souci effectivement). Après, il faut savoir que la plupart des agences proposent à peu près les mêmes choses, il faut surtout faire attention à la qualité des voitures (nous avions apparemment ce qu’il se fait de mieux en matière de 4×4).

Combien ça coûte

Pour 3j/2n nous avons payé 100.000clp chacun. Cela comprend le transport, le logement et la nourriture pour les 3 jours. En plus, il faut ajouter les entrées sur les sites, c’est à dire 186bob/pers. C’est pas donné, mais il ne faut vraiment pas passer à côté !

Visiter le sud de la Bolivie : Uyuni – Potosi – Sucre

Uyuni

54-marche-uyuni Il est temps pour nous de voler de nos propres ailes, et nous rejoignons l’hôtel que nous avions réservé par Internet au préalable. Nous déposons nos affaires et partons faire un petit tour en ville histoire de voir à quoi ça ressemble, mais aussi pour se restaurer ! A peine sortis de notre hôtel, nous sommes confrontés à une rôtisserie bien particulière. La machine est reliée à l’électricité de façon très sommaire (une rallonge est à même le trottoir, gisant quelque peu dans l’eau !) pour activer un levier qui fait tourner les broches. Puis il y a une bonbonne de gaz au milieu du trottoir pour le feu…Bref, nous n’avons pas mangé le poulet « braisé » à cet endroit !

Anecdote

Dans nos recherches de banque et de lieu pour manger, nous tombons sur Justin du Salar, qui nous informe qu’ils ont fait des courses avec Micka (le 2ème Français) et Kim (le Sud-Coréen) et qu’ils ont prévu pour nous afin que nous mangions tous ensemble. Nous voici alors embarqués dans leur auberge de jeunesse où nous nous faisons littéralement jeter comme des malpropres par le propriétaire ! De ce fait, nous nous retrouvons à tous devoir manger dehors, sur la terrasse, car le proprio ne nous accepte pas à l’intérieur mais tolère notre présence à l’extérieur ! Et quand on dit tout le monde, c’est que nous ne sommes plus seulement le groupe de 5 du Salar, se sont ajoutés 2 Françaises, 3 Allemands, et puis d’autres dont nous ne nous souvenons plus la nationalité ! Bref, un joyeux groupe, réuni autour du poulet sauce piquante que nous ont préparé Kim et Micka, merci à eux.

Après une soirée très agréable, nous nous remettons doucement de nos trois jours de Salar à des altitudes variables, et nous profitons d’une bonne connexion pour mettre à jour le blog. Durant nos quelques sorties, nous découvrons notre premier marché bolivien, avec les couleurs, les tenues traditionnelles, les longues tresses des boliviennes, et surtout nous comprenons que nous avons de bonnes têtes de touristes, ce qui veut dire, des prix touristes !

A voir

A Uyuni, il n’y a pas grand chose à voir. Cette ville est surtout un point de passage pour ceux qui vont ou reviennent du Salar. Il y a quand même la station de train, mais nous l’avions déjà fait pendant notre tour donc c’est vraiment une transition avant la suite. Néanmoins, c’est une bonne introduction au pays, et le marché dans la rue centrale n’est pas inintéressant.

Où dormir

Pour notre part, nous avions réservé au Castillo de Liliana (26$/nuit). L’hôtel était vraiment propre, le petit déjeuner était inclus et surtout, c’est la meilleure connexion Internet que l’on ait eu de toute la Bolivie !

Où manger

Il y a de nombreux petits restaurants dans cette ville (qui est très touristique). De notre côté, on a opté pour les petites baraques qui vendent des hamburgers sur les trottoirs pour vraiment pas cher.

Comment se déplacer

La ville est vraiment petite, normalement, vos pieds suffiront ! Après, pour repartir d’Uyuni, il suffit de se rendre dans la rue du « terminal », en fait ce n’est pas un terminal de bus comme on peut l’imaginer mais c’est un lieu où toutes les agences de cars sont amassées, et où on vous crie dans les oreilles tous les endroits desservis.

Potosi

61-place-du-10-novembre-potosi Après quatre heures dans notre car « Emperador » qui sentait une odeur…tout simplement indéfinissable, nous arrivons dans la ville de Potosi. Nous déposons nos sacs dans l’hôtel que nous avions repéré sur notre guide, et surtout, nous nous inscrivons sur la liste « Free Pizza » que nous voyons. Un repas gratuit, comment dire non ?!

Une fois installés, il est temps d’aller faire des petites courses puis de voir un peu à quoi ressemble la ville. Nous voyons notamment la Plaza 10 de Noviembre ainsi que les rues alentours qui sont plutôt jolies. En retournant du côté de notre hôtel, nous nous arrêtons dans une agence qui propose des tours dans les mines de Potosi.

Pause historique

En effet, les mines étaient le poumon économique de la région, même de la Bolivie toute entière à l’époque coloniale. Aujourd’hui, la majorité des ressources ont déjà été pillées (de l’argent d’autrefois, on n’y trouverait plus aujourd’hui que de l’étain) et les conditions de travail sont telles que les mines sont moins exploitées. Cependant, il est encore possible de les visiter pendant que les mineurs travaillent, et il semblerait que ce soit une véritable expérience. Pour notre part, si nous décidions de le faire il était important que ce soit en compagnie d’une agence « éthique », c’est-à-dire qui reverse véritablement une part aux coopératives de mineurs, car de nombreuses agences profitent du malheur de ces derniers (pauvres, dans des conditions de travail déplorables qui datent du 19e siècle, mais c’est aussi cela que les touristes veulent voir !) et ne leur font en aucun cas profiter de l’argent amené par les touristes. Ainsi, nous aurions aimé comprendre et appréhender le travail qui se fait encore aujourd’hui dans cet endroit, sans faire de voyeurisme pour autant.

Après avoir passé plus d’une heure avec le guide qui nous a prouvé de toutes les façons possibles à quel point son agence était respectueuse des mineurs, nous retournons gentiment à notre hôtel, pour y retrouver (on l’espère) les fameuses « free pizzas ». Comme nous pouvions nous en douter, le terme « free » oblige, la moitié de la tablée est composée de français ! Et nous retrouvons d’ailleurs Justin et Micka pour leur dernière soirée à Potosi. Soirée bien sympathique où nous finissons par ne plus pouvoir manger les pizzas qui ne cessent de s’enchainer (plus d’une douzaine au total, nous qui pensions avoir une mini-part et basta, nous ravalons alors, repus, nos critiques de bons franchouillards !).

Le lendemain, nous prenons notre temps avant d’émerger, et nous disons au revoir aux Français, qui nous devancent sur les routes boliviennes. Pour notre part, il est temps d’aller visiter la Casa de la Moneda, qui propose même des tours en Français ! Nous apprenons alors que ce musée est le seul au monde où ils ont conservé les anciennes machines pour frapper la monnaie, et c’est aussi ici qu’ils frappaient la monnaie pour le royaume d’Espagne (avec l’argent fraichement extrait des mines de la ville). L’ironie de tout ça c’est qu’aujourd’hui ni les billets, ni les pièces, ne sont fabriqués en Bolivie (d’ailleurs, les billets boliviens viennent de France) ! Bref, une visite très instructive, qui permet de mieux comprendre la richesse de la région à l’époque coloniale.

Nous continuerons à déambuler dans les rues du centre où nous aurons l’occasion de croiser les sorties d’école avec tous ces écoliers en uniforme qui se précipitent pour aller acheter une friandise aux vendeurs dans les rues. De notre côté, nous essaierons de réserver notre tour dans les mines, mais nous faisons chou blanc, l’agence est fermée. Nous n’envisageons pourtant pas de passer par une autre, à se questionner de nouveau sur la sincérité quant à la contribution pour améliorer un tant soit peu la vie des mineurs, qui risquent véritablement leur vie sur place. Nous envoyons un mail à l’agence, nous verrons bien.

Dernier jour, toujours pas de nouvelles. Tiraillés jusqu’au bout sur le « Faut-il le faire ? Ne pas le faire ? », nous nous disons en définitive qu’il devait s’agir d’un signe pour que nous n’y allions pas… Nous décidons alors de partir vers Sucre, notre prochaine destination. La décision prise, nous réservons rapidement un hôtel le jour même, et nous partons à la recherche d’un car pour nous y emmener.

A voir

– Casa de la Moneda : 40bob/pers + 20bob pour prendre des photos. Un musée très bien fait et complet, à voir quand on vient dans cette ville.

– Les mines (c’est environ 100bob/personne) : c’est très controversé du fait des conditions de travail des mineurs (il s’agit de vivre l’expérience « Germinal ») et de la dangerosité du lieu, mais c’est aussi représentatif d’une époque dans cette région. A chacun de choisir en son âme et conscience.

Où dormir

Notre auberge de jeunesse, Koala Den, était très bien. C’était bien placé, à proximité de la grande place et de toutes les rues à voir. Nous le recommandons. Dans nos souvenirs, le dortoir était à 60bob/pers et pour une chambre double avec sdb privative, c’était 150bob/nuit.

Où manger

Nous n’avons pas testé de restaurant car nous avions une cuisine dans notre auberge. Néanmoins, comme dans la plupart des pays en Amérique du Sud, il y a de nombreux vendeurs ambulants, et pour 6 ou 7 bob, on mange facilement ce qu’ils appellent les « hamburguesas » qui permettent de caler une petite fin le midi 😉

Comment se déplacer

68-dans-un-bus-local-bonde Comme dans la plupart des villes, on se déplace facilement à pied dans le centre. Cependant, on peut prendre les « vans » qui vous transportent un peu partout dans la ville et ses extérieurs. C’est peu onéreux et ça permet de sortir un peu du centre.

 Sucre

Grâce à un petit van dont on vient de parler (on est rentré avec nos gros sacs !), on s’est rendu au terminal de bus pour espérer trouver un car vers Sucre.

Même pas encore descendu de l’engin, nous voici déjà alpagués par une jeune femme qui nous propose un car pour Sucre. Son prix est trop cher, nous refusons, mais elle ne lâche pas et nous demande notre prix (ça marche énormément comme ça). On trouve un compromis, et nous voici dans un car où nous n’avons rien vérifié, ni les pneus ni le reste (contrairement à toutes les recommandations !). Juste à côté de nous, deux boliviennes, en tenues, avec les énormes ballots qu’elles portent en permanence, commencent leur discussion avant de s’assoupir, nous sommes au cœur de la Bolivie, chouette !

Arrivés à Sucre (sans encombres), comme d’habitude, nous déposons nos affaires avant de partir à la découverte de la ville, où plutôt des environs proches.

Nous prendrons du temps dans cette ville où nous nous sentons plutôt bien. Bien entendu, nous passerons par la Plaza 25 de Mayo, nous irons tous les jours au Mercado central pour y manger soit les hamburguesas à 5bob, soit ceux plus élaborés à 13bob avec chorizo ! Le marché à lui tout seul est une attraction. C’est très coloré, il y a des paniers en osier empilés qui montent à plusieurs mètres, la viande est étalée à même les comptoirs… niveau hygiène nous sommes très loin de nos standards. Puis, nous prendrons l’habitude de faire nos petites courses au supermarché du coin, devant lequel nous avons une petite roulotte qui fait elle aussi des sortes de hamburgers que nous prendrons avec la sauce piquante (mais juste une goutte, c’est vraiment très fort !).

Après avoir perdu une journée entière à essayer de nous connecter de notre hôtel (le wifi n’est pas top !), nous acceptons la défaite et partons à la recherche d’un cybercafé. Sans mal, nous en trouvons un et découvrons que notre demande pour un woofing est acceptée et nous devons réserver notre billet d’avion pour nous rendre à Rurrenabaque dans deux jours.

Anedocte 

Durant nos balades dans la ville, nous avons rencontré un Français, habitant en Equateur, venu en Bolivie pour voir sa sœur (rien que ça !) il nous a conseillé de faire le marché de Tarabuco, pas très loin de Sucre, qui est l’un des plus grands marchés de textile de Bolivie, lieu où l’on devrait pouvoir trouver des cadeaux si nous le souhaitons. Ce marché a lieu tous les dimanches, nous devons donc attendre jusqu’à cette date, ce qui fait qu’au lieu de passer trois jours à Sucre, nous en passons six !

Tarabuco

Le dimanche arrivant, nous suivons les indications données par le Français puis par le réceptionniste de l’hôtel (très sympa mais qui ne parlait qu’à Lucile alors qu’elle n’était pas vraiment en capacité de répondre en espagnol !) pour nous rendre au lieu de départ des mini-vans qui partent vers Tarabuco. Après un peu d’attente à un arrêt de bus, un Bolivien nous accoste pour nous demander où nous allons, et nous explique que nous ne sommes pas au bon endroit, c’est juste en face qu’il faut aller ! Nous le remercions et nous nous rendons de l’autre côté de la route pour prendre notre transport. Celui-ci essaye de nous faire payer plus cher, mais un gentil monsieur nous prend à part et nous dit que ce n’est pas le prix, et qu’on ne doit pas se laisser faire. Merci à ce monsieur, il nous a permis d’économiser 10bob ! Les négociations achevées, nous voici dans ce mini-van, nous avons 1h30 de route dans les montagnes pour rejoindre le fameux marché.

Anecdote

Les paysages sont magnifiques et nous nous retrouvons vraiment rapidement en pleine campagne, avec tout ce que ça implique. Nous voyons de nombreux animaux à côté voire même sur la route. Et ça ne rate pas, un mouton trop lent se retrouve sous les roues du mini-van ! Nous avons la mine déconfite, mais le chauffeur n’a pas l’air plus perturbé que cela, et continue sa route, comme si de rien ! Nous espérons ne pas retomber sur ce type de chauffeur.

Arrivés dans la petite ville de Tarabuco, nous suivons les gens pour trouver le marché, et là, c’est l’anarchie ! Il y en a dans tous les sens, et il n’y a pas que du textile. Nous sommes complétement largués, entre les sandales en cuir, les chaussettes en masse, les bassines…enfin tout ce qui peut se vendre, nous trouvons enfin ce que nous cherchons : du textile !

Après une négociation sans concession (Lucile peut être têtue quand elle a un prix dans la tête), nous repartons les bras chargés, sans vraiment savoir ce qu’il nous est arrivé avec tout ce monde et ces quantités de produits à vendre. Après deux heures de bain de foule, nous repartons à la recherche d’un mini-van pour rentrer sur Sucre, et comme on est chanceux, on retombe sur le tueur de mouton ! Le retour sera moins sanglant, mais nous ne sommes pas passés loin du remake, et là, on était vraiment décomposé quand on a vu ce petit animal passer à quelques centimètres de notre fou du volant !

Finalement, nous rentrons en vie, un mouton mort sur la conscience, et nous sommes prêts à dire au revoir à cette ville qui nous aura permis de nous reposer et de préparer la suite de notre voyage.

A voir

– le centre ville est très mignon et surtout très agréable. Cette ville est l’une des plus visitée par les touristes car il y fait vraiment bon vivre. Par ailleurs, le climat y est très clément, ce qui n’est pas le cas de toutes les villes de Bolivie !

– le marché de Tarabuco : si vous êtes dans le coin pour le weekend, ce serait dommage de passer à côté. Tous les dimanches, de nombreux Boliviens s’y retrouvent, et c’est vraiment une immersion dans le cœur du pays.

Où dormir

Casa de Huespedes Condor BnB : 140bob/nuit, à 5min à pied de la place principale. Nous étions très bien dans cet hôtel où la cour intérieure est vraiment très agréable. Nous avions le petit déjeuner inclus et nous pouvions utiliser la cuisine, toute équipée.

Où manger

Encore une fois, nous avions une cuisine donc nous n’avons pas eu recours à des restaurants. En revanche, nous avons énormément « grignoté » dans les roulottes et surtout au premier étage du Mercado central, entre les plats pas chers et les jus de fruits servis dans des petits sacs plastiques, nous avons osé l’authentique et le local !

Comment se déplacer

Comme pour Potosi, il y a de nombreux petits bus ou vans qui peuvent vous déposer un peu partout. Le mieux est de se renseigner auprès de son hôtel où l’on peut se voir indiquer le bus à prendre et où monter dedans. Au vu des prix pratiqués, ça ne vaut pas le coup de s’en priver !

Premières impressions

– le plus gros choc est de voir des enfants travailler. En Bolivie, cela fait partie du paysage. Nous n’avions jamais été confronté à cette réalité et elle est parfois dure à supporter. La première fois, face à ce jeune garçon assis derrière un étal pour vendre des magnets et autres petits cadeaux pour touristes, nous ne savons pas comment nous comporter. Faut-il lui acheter à lui, et cautionner, ou ne rien lui acheter, mais s’il ne gagne pas d’argent, comment va-t-il vivre ?

La deuxième fois, à Sucre, la réalité est encore plus crue. Cette petite fille, qui doit avoir entre 4 et 5 ans, porte un balai qui fait environ 2 fois sa taille, et propose, au feu rouge, de laver les pare-brises des voitures, pour une petite pièce. Elle est seule, dans la rue, il doit être 18h, nous nous sentons tout simplement tristes et bêtes de ne pouvoir rien faire.

– les femmes boliviennes sont quasiment toutes en tenue traditionnelle. Elles portent des jupes longues, des chaussettes hautes, des gilets, des longues tresses qui se finissent avec des rubans et pompons, des chapeaux melons. En plus de la tenue, elles ont toujours ces gros ballots qu’elles portent sur le dos. Soit avec un enfant dedans, soit avec des choses à vendre, soit des choses à ramener pour la maison, bref, elles portent tout le temps.

– les femmes boliviennes portent des kilos sur le dos. Elles travaillent toutes, et la plupart du temps, elles s’occupent en même temps des enfants. Sur le marché, on les voit régulièrement en train de donner le sein tout en vendant leurs produits. Si l’enfant ne tète pas, il est dans ses linges, quelque part entre les savons et les étoffes à vendre…

– dans les cars, à la différence du Chili, aucun vendeur ambulant ne monte à l’intérieur, mais les femmes sont aux abords des routes pour vendre des jus, des glaces, des friandises, à travers les fenêtres ! Personne ne monte, personne ne descend, tout se fait par les fenêtres, qui peuvent être hautes, mais ça ne semble déranger personne !

Voir nos vidéos de la Bolivie

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