Cuba : de Camaguey à La Havana

Voici venue la fin d’un voyage de 15 mois autour du monde 😦 

(voir les photos de Camaguey à La Havana)

Camaguey

1. Arrivée à Camaguey - Notre taxiPour une fois, nous avons une arrivée royale ! En discutant de notre voyage chez notre précédente hôte, Mireya, celle-ci nous a indiqué qu’elle était en relation avec des casas à Camaguey et Santiago de Cuba. De ce fait, elle nous a déjà réservé notre casa, et quand nous arrivons à Camaguey, une Pontiac de 1954 nous attend pour nous déposer devant notre porte ! Bon, il ne fait pas très beau, mais l’arrivée en valait la peine.

Le temps s’éclaircissant, nous décidons de faire un petit tour du quartier. Nous tombons sur des glaces à 5CUP dans la Calle Ignacio Agramonte que nous nous empressons d’acheter, puis nous poussons jusqu’à la Plaza del Carmen où nous rencontrons Manuel, un cubain de 79 ans, qui va nous tenir la jambe un moment ! La ville est submergée d’églises et de rues qui s’entrecroisent dans tous les sens, c’est un vrai labyrinthe !

Le lendemain, nous partons pour une journée de vadrouille, à se perdre dans toutes les rues escarpées et entremêlées de Camaguey. Nous allons jusqu’au Casino Campestre où nous découvrons pour la première fois à Cuba, un parc dans une ville (car tout ce qui est nommé « parque » n’est en fait que la place centrale de la ville habituellement). Nous y sommes restés un moment pour nous remettre de la marche que nous avons du effectuer pour l’atteindre ! Nous avons ainsi erré toute la journée, de place en place, d’église en église, sans en oublier notre objectif de la journée : trouver du rhum et un cigare pour la soirée.

Notre objectif atteint, nous rentrons dans notre casa pour nous préparer notre dîner, et surtout, pour profiter du patio extrêmement agréable avec un Montecristo entre les doigts et un verre de rhum dans l’autre main… FANTASTICO !

Et pour compléter le tableau, tout en dinant, nous avons fait la connaissance de Sebastian, un Allemand venu visiter Cuba tout comme nous, qui ne parlait pas un mot d’espagnol, mais qui arrivait malgré tout à se faire comprendre. Une jolie rencontre, durant laquelle nous avons abordé des sujets divers et variés, mais surtout nos étonnements positifs de notre découverte respective de ce pays et ses habitants.

A 5h30 du matin, notre taxi (toujours notre Pontiac de 54 !) nous attend pour nous conduire au bus, direction Santiago de Cuba.

A voir

  • Casino Campestre : le seul grand parc à Cuba que nous ayant vu alors que nous avons quand même un peu vadrouillé. C’était d’ailleurs intéressant car c’est ici que nous avons vu des parents qui emmenaient leurs enfants pour faire des tours sur des sortes de petites voitures-camions-avions électriques. Nous n’avons pas croisé de manège, mais nous avons pu voir qu’ils avaient quand même trouvé un moyen d’amuser les plus jeunes.
  • Plaza del Carmen : en plus de l’église, cette place est particulièrement agréable à la tombée de la nuit. Il y a de nombreux bancs et sculptures qui créent une ambiance chaleureuse.
  • Se perdre dans ce labyrinthe : c’est vraiment la seule ville de Cuba qui a été construite de la sorte. Toutes les autres sont organisées autour d’une place puis un découpage un peu à l’Américaine. Mais à Camaguey, ça serpente, on vient d’une place pour tomber sur une autre, mais on est incapable de retourner à la première…c’est un vrai dédale de ruelles mais bizarrement, il y est très agréable de s’y perdre.

Où dormir

Casa Yolanda : la chambre était confortable, avec climatisation et bien sûr sdb privée avec eau chaude. Les espaces communs étaient vraiment agréable et Yolanda nous a réservé un super accueil. De plus, la casa est très bien situé, tout se fait à pied.

Où manger une glace

Calle Ignacio Agramonte : ce n’est pas un glacier, c’est juste une petite carriole posée à l’entrée d’un immeuble donc il ne faut pas la rater.

Comment se rendre à Camaguey depuis Trinidad

Nous avons pris le bus qui nous a coûté 30$/2 pers pour 5h de trajet.

Santiago de Cuba

27. Cathédrale de Santiago
Nous arrivons à Santiago de Cuba à 14h et nous rejoignons nos nouveaux hôtes (on avait réservé au moment de Trinidad), afin de déposer nos affaires et de faire un peu connaissance.

Les présentations faites, il est temps de faire un petit tour dans le centre, et surtout, de trouver nos pizzas à 5pesos car nous n’avons rien mangé depuis très tôt ce matin.

Le ventre rassasié, nous découvrons enfin le magnifique Parque Cespedes (une place encore une fois), avec sa cathédrale somptueuse. Nous reviendrons tous les jours à cet endroit car nous nous y sentons définitivement bien !

Un petit bémol cependant : le harcèlement des taxis et autres quémandeurs. Ici, on vous sollicite sans cesse, très souvent ça insiste. Bref, sur ce point, nous avons trouvé l’ambiance plus lourde que partout ailleurs.

31. Le bonheur de retrouver sa chaise à bascule le soir et de profiter de l'extérieur Sinon, pour finir en beauté cette longue journée, nous profitons (encore !) d’un bon verre de rhum accompagné d’un cigare sur la patio de notre casa, et nous refaisons le monde au travers de discussions sur la révolution, puis Robespierre, Rousseau… avec en thème de fond, cette phrase inscrite sur un mur et qui nous reste : « La dignidad no se vende »…

Le lendemain, nous nous lançons à la découverte de la ville, après un petit déjeuner extrêmement copieux à 3$/pers dans notre casa. Nous retournons dans le centre historique où nous faisons quelques achats, nous cherchons désespérément des timbres puis nous mangeons un bout sur le pouce, avant de nous attaquer à une bonne randonnée pour rejoindre le cimetière.

En effet, Fidel est mort il y a 2 mois de cela, et il a été enterré avec tous les autres grands personnages de l’histoire cubaine, à Santiago de Cuba.

Anecdote :

En arrivant à l’entrée, nous allons pour faire un tour de ces grands hommes, quand une dame nous aborde pour nous demander de payer 3$/pers. Nous lui demandons pour quelle raison ? Elle nous répond que si nous voulons faire un tour de tout le cimetière, c’est 3$/pers, mais si nous voulons seulement voir la tombe de Fidel, c’est gratuit et de l’autre côté. Nous la remercions et restons un peu choqués par le fait de faire payer l’entrée d’un cimetière. C’est comme si nous faisions payer l’entrée au Père Lachaise. Le plus intriguant, c’est que nous voyons d’autres personnes passer derrière nous, qui eux ne payent pas. C’est à ce moment-là que nous apprenons que le droit d’entrée n’est que pour les étrangers, les Cubains n’ont rien à payer.

Devant cette différence de traitement (ce n’est pas la première fois qu’on y est confronté. En Amérique du Sud, c’était encore plus flagrant), nous sommes rassurés de savoir que nous pourrons quand même voir la tombe de Fidel, nous ne sommes pas venus pour nada.

En arrivant devant la tombe de Fidel, de très nombreuses personnes sont rassemblées, et c’est le moment formidable où Lucile, du haut de son 1m60, ne voit rien. Il semblerait que nous soyons arrivés juste au moment de la relève de la garde, qui est un moment à voir (la présence militaire n’est pas là pour la tombe de Fidel, mais pour le mausolée de José Marti, le père de l‘indépendance cubaine). Quentin essaiera d’immortaliser ce moment au travers d’une vidéo afin de permettre à Lucile de voir ce qu’il se passait.

La relève effectuée, nous pouvons alors nous approcher au plus près de la tombe de Fidel, chacun son tour. La tombe est une grosse pierre, sobre. Une seule inscription y figure : « Fidel ». A la gauche trône le mausolée de Marti, et à la droite un autre mausolée sur lequel figure les noms des « combattants internationalistes » morts au combat. Des personnes volontaires parties combattre loin de chez eux pour des valeurs, des idéaux… Nous vivons un moment émouvant, même si nous ne devons pas traîner, il y a des gens qui attendent leur tour.

Anecdote :

Sur le retour, un homme nous aborde pour nous demander si nous n’avons pas un stylo à lui donner. Nous sommes un peu étonnés, car nous sommes en plein milieu d’une grande avenue déserte, et c’est quelque peu surprenant de se faire accoster au milieu de nul part pour un stylo. Il nous explique alors qu’il est médecin, et qu’ils sont en pénurie de stylos, papiers…pour les consultations. Nous sommes gênés de ne pouvoir l’aider car si nous avions fait ce pays en dehors du Tour du Monde, nous aurions pu apporter ce type de fournitures, mais là, il fait chou blanc !

Oui, pour la petite histoire, ils manquent d’énormément de choses à Cuba (non l’embargo n’est pas fini), du coup, si vous comptez visiter ce fabuleux pays, c’est une bonne idée d’apporter des fournitures pour les élèves, mais aussi pour les médecins apparemment ! Sachez que ça leur sera très utile et vous aurez l’impression de faire une bonne action.

42. Pendant que nous nous reposons sur un banc, un artiste croque Quentin et nous donne son dessin... Après toutes ces émotions, nous décidons de nous rapprocher de notre lieu d’habitation en passant par le Malecon. Nous profitons du calme du lieu pour papoter et nous relaxer. Au bout de quelques temps, un homme nous aborde et nous donne un bout de papier. Sur celui-ci, nous voyons le visage de Quentin croqué pendant que nous parlions. Il nous explique qu’il est peintre et qu’il expose dans une galerie en ville, et que si nous voulons y aller, nous sommes les bienvenus.

En fin de journée, nous nous dirigeons vers le centre pour trouver un restaurant pour le soir. Quentin en avait repéré un sur le guide de voyage, mais il stipulait qu’il fallait une tenue habillée, et honnêtement, entre les tongs et les débardeurs, on n’était pas au mieux pour ce type de lieu. Du coup, nous avons déambulé dans les rues, jusqu’à voir une façade particulièrement miteuse, ce qui nous a attiré (oui, plus nous avons voyagé, plus nous nous sommes rendus compte que nous n’avions plus vraiment peur des expériences ! Une facade miteuse correspondant bien souvent à un resto pas cher !). Nous sommes rentrés, il n’y avait pas un client. Nous avons demandé si c’était ouvert, on nous a répondu que oui et on s’est installé.

C’était un restaurant visiblement pour les Cubains, où les prix étaient annoncés en CUP et non en CUC. Au final, nous avons eu un repas complet pour 2,75$, un prix imbattable.

Le lendemain, nous ne sommes vraiment pas frais (peut-être le restaurant pas cher de la veille ?), et nous errons difficilement dans les rues de Santiago. Finalement, nous arrivons au niveau du Musée de la lutte clandestine, une superbe bâtisse, où nous décidons d’entrer. L’endroit était un commissariat en 1956, année où il fut attaqué par des révolutionnaires qui furent quasiment tous tués lors des combats. Nous nous acquittons d’1$/pers puis nous commençons la visite. Nous découvrons de nombreux visages de la lutte clandestine contre le dictateur Batista, et en apprenons davantage sur les tentatives de renversement du pouvoir à l’époque où Cuba était dominée économiquement par les Etats-Unis. Bref, nous sommes très contents de ce petit plus d’histoire auquel nous avons eu droit.

L’instant culture passé, nous découvrons le quartier de Tivoli dont l’architecture est encore différente du reste de ce qu’on a vu. Puis nous finissons sur le Malecon, car on a bien aimé de moment la veille alors pourquoi ne pas recommencer ?!

Anecdote : la pêche à la cubaine

Alors que nous discutions tranquillement, nous voyons, un peu plus loin, des jeunes avec une tige de fer, qui scrutent l’eau. Ni une ni deux, un jeune commence à se pencher avec sa tige vers l’eau. Il se baisse de plus en plus, jusqu’à ce que ses copains le prennent par les pieds pour le faire descendre encore plus. Au bout de quelques secondes, nous les voyons remonter le jeune homme qui avait la tête en bas, avec un crabe ou une écrevisse sur la tige de fer. C’est une méthode que nous ne connaissions pas mais qui a fait ses preuves semble-t-il !

Face à ce spectacle, nous réalisons qu’il est déjà l’heure de repartir. Nous rejoignons nos hôtes qui nous ont gentiment gardé nos affaires, puis après les au-revoirs, nous prenons la direction du terminal de bus pour un très long voyage. 15h30 de route pour rejoindre la prochaine destination : Varadero.

A voir

  • Parque Cespedes : cette place est surplombée par une magnifique cathédrale, nous y avons passé un temps fou juste à contempler les lieux.
  • Cimetière : c’est ici que sont rassemblés tous les grands hommes de Cuba. C’est un arrêt obligatoire pour tous ceux qui passent par Santiago. A savoir : pour faire vraiment tout le tour du cimetière, en tant qu’étranger, il faut s’acquitter de la somme de 3$/pers.
  • Le musée de la lutte clandestine : rien que pour la bâtisse, ça vaut le coup d’y aller ! Puis le musée est bien fait, pour seulement 1$/pers, ça ne vaut pas le coup de s’en priver.

Où dormir

Casa : chez Gustavo et Anania. C’est juste à côté du centre et vraiment au calme. Les hôtes sont très gentils et le petit déjeuner est top. 25$/nuit + 3$/pers le petit déjeuner.

Où manger une glace

El Balverte : c’est vraiment pas cher, mais on était un peu patraque le lendemain donc on ne sait pas si on peut vraiment vous le conseiller !

Comment se rendre à Santiago de Cuba depuis Camaguey

Bus de Camaguey à Santiago de Cuba 36$/2pers, pour environ 7h de trajet.

Varadero

68. Vamos a la playa ! Nous n’avions pas prévu de passer par cette ville, mais vu qu’une copine de Lucile y est exactement au même moment, nous y faisons un petit détour.

Après 15h30 de route, nous arrivons enfin sur cette petite péninsule, et c’est l’heure pour nous de chercher une casa.

Comme d’habitude, Lucile trouve un endroit pour attendre avec les affaires et Quentin va nous chercher la perle rare.

Au bout de plus d’une heure, Lucile s’ennuie ferme et Quentin ne revient pas. Finalement, après une attente interminable, le voici de retour, avec un air déconfit, il n’y a pas une seule casa de libre. Une dame particulièrement gentille a appelé une quarantaine de casas pour lui, mais rien à faire, tout est déjà réservé.

Nous sommes bien embêtés car nous n’avons aucune intention d’aller à l’hôtel,… C’est à ce moment qu’un homme vient vers nous pour nous proposer une casa. Ce n’est pas donné mais nous y allons quand même, c’est notre dernière chance avant l’hôtel.

La chambre n’est pas formidable mais pas déplorable non plus. Il y a une petite cuisine et une sdb privée, nous ne nous en sortons pas si mal.

Après tout ce temps perdu, nous sautons rapidement dans nos maillots de bain pour aller goûter à la mer avant qu’il ne fasse nuit. Nous allons seulement au bout de la rue où nous découvrons déjà un banc de sable blanc et une eau turquoise. Enfin, on se détend.

72. Un dernier bain à Cuba dans une eau superbe

Anecdote :

En repartant, nous faisons quelques emplettes dans la tienda qui est juste à côté, et Oh Surprise, ça ne ressemble pas du tout à tous les autres magasins de l’île ! Il y a de l’eau, à ne plus savoir qu’en faire, des biscuits de différentes sortes, des boîtes de conserve…bref, nous avons l’impression d’avoir atterri dans un autre pays !

Pour fêter notre arrivée, nous décidons de chercher un restaurant dans notre quartier, et par chance, nous tombons sur un qui était bien noté pas très loin de chez nous. Nous avons droit à un très bon repas dans un cadre agréable, nous passons vraiment un bon moment.

Avant de rentrer, nous passons rapidement dans un parc (où il y a des manèges !!!) pour se connecter au wifi et envoyer un message à la copine de Lucile pour essayer de se retrouver.

Le lendemain, direction l’hôtel Arenas, avec un arrêt à la plage qui y fait face, il n’y a pas de petits plaisirs !!

La baignade accomplie, nous passons dans l’hôtel pour se connecter à Internet et découvrons que l’amie de Lucile n’a pas reçu le message (il n’est vraiment pas facile de se connecter à Internet à Cuba), du coup, nous laissons un message écrit qui sera transmis dans sa chambre.

Nous ne rentrons pas trop tard et nous faisons un petit repas à la casa avant de repartir pour retrouver la copine de Lucile. Manque de chance, les bus ne passent plus, il est trop tard, il faut donc se trouver un taxi. Nous arrivons à en trouver des vides, mais ils nous annoncent des prix…exorbitants. Juste pour l’aller, c’est plus que notre budget journalier !! On finit par se résigner et partons en direction du parc (1h de marche pour y aller, la même chose pour rentrer) pour envoyer un message à la copine de Lucile lui disant de ne pas nous attendre car il est impossible de se rendre à son hôtel.

Pour notre dernier jour à Varadero, nous décidons d’aller jusqu’au bout de cette ville, jusqu’à la Marina pour voir à quoi ça ressemble.

69. En tentant d'aller plus loin sur la Péninsule nous tombons sur une marina et des tas d'hôtels avec plages privées et les ventres à bière qui vont avec Nous sommes choqués ! Nous faisons face à des yachts, des boutiques de luxe, des nouveaux hôtels dernier cri… Mais le pire, c’est quand nous arrivons enfin à atteindre la plage (oui, ici, tout est clôturé, muré, comme dans les quartiers de riches aux USA), nous faisons face à un ras de marée de gros bedonnants, un verre d’alcool à la main, un coup de soleil dans le dos, et la tête chauve complétement écarlate.

Ils sont les uns sur les autres, nous devons parfois passer directement dans l’eau pour réussir à traverser cette marée humaine, c’est écoeurant.

Bref, nous avons pris nos jambes à nos cous pour repartir très vite de ce quartier afin de retrouver notre plage un peu plus loin, ou finalement, c’est pas si pire !

Pour tout dire, nous sommes encore tout étourdis de ce que nous venons de voir. Cela fait plus de deux semaines maintenant que nous parcourons l’île et nous n’aurions pu imaginer un endroit aussi étranger à la réalité cubaine que celui-là. Ca ne ressemble tellement pas à Cuba qu’on se demande même comment il a pu être créé ! En passant devant une agence de location, nous apercevons un portrait de Fidel avec un message dessous qui dit en gros « L’augmentation du tourisme, un autre succès de la Révolution ». Nous comprenons que l’apport de devises généré par le tourisme est essentiel pour le développement de l’île. Les Cubains sont pragmatiques. Si ce type de tourisme attire les foules, pourquoi se priver de revenus vitaux ? Le pays étant toujours soumis à un blocus, les possibilités de diversifier les rentrées d’argent ne sont pas nombreuses. Au final nous nous disons que c’est une très bonne chose que ce tourisme « Club Med » soit regroupé à Varadero. Le reste de l’île est ainsi plutôt épargnée par ce phénomène, qui aurait vraiment nui à son âme s’il avait été développé à grande échelle…

C’est donc avec une grande joie que dès le lendemain matin, nous quittons cet endroit ! Attention, c’était très agréable de se prélasser sur la plage, mais ce n’est tellement pas « que ça » Cuba, que nous ne voyons pas l’intérêt de passer par cette ville.

70. Nous rebroussons donc chemin pour retrouver notre tranquilité

Allez, on retrouve notre sourire car nous reprenons le bus direction la capitale, que nous sommes ravis de retrouver !

A voir

la plage ? Il n’y a rien à voir à Varadero. Les gens qui sont ici viennent pour la plage, le soleil, et le all-inclusive. Vous ne trouverez rien d’autre.

Où dormir

Nous ne pouvons pas vous recommander notre casa car ça n’était pas extraordinaire et nous ne sommes pas sûrs qu’ils étaient tout à fait dans la légalité (ils nous on fait signé un bout de feuille déchiré, c’est pas très contractuel !).

Mais le conseil qu’on peut donner si vous voulez vraiment passer par là, réservez à l’avance. C’est le seul endroit où nous avons vraiment eu du mal, donc pour vous éviter ce genre de mésaventure, nous vous conseillons d’anticiper.

Où manger

La Vicoria : excellent rapport qualité/prix et le cadre est vraiment agréable. Les produits sont frais et c’est servi de façon vraiment copieuse. Vous ne mourrez pas de faim si vous ne commandez qu’un plat.

Comment se rendre à Varadero depuis Santiago de Cuba

Vous avez deux possibilités, le train ou le bus. Nous nous y sommes pris un peu tard donc nous n’avions plus que le bus qui s’offrait à nous. C’est quand même un long trajet donc si vous en avez l’occasion, nous vous conseillons de le faire en deux fois, vous pourriez vous faire une étape à Santa Clara ou Camaguey par exemple.

De notre côté, ça a donc coûté 49$/pers pour 15h30 de trajet.

Retour à la Havana

77. Ultime balade dans le vieux Havane2 Quel plaisir de revenir ici ! Nous y avons encore nos marques et nos repères, c’est comme si on rentrait un peu chez nous. Lucile a à peine le temps de se poser dans l’hôtel Plaza que Quentin est déjà de retour avec une super casa en plein vieux Havana.

Nous profitons pleinement de cette ville dans laquelle nous nous sentons bien. Nous faisons les courses pour les cadeaux à ramener, nous allons jusqu’à l’Almacenes de San José, nous flânons dans les boutiques et dans les rues.

Le soir, après un dîner tout à fait correct au Rum Rum, tel un rituel, nous nous retrouvons sur le balcon pour notre cigare et verre de rhum tout en contemplant la vie cubaine qui se déroule sous nos yeux.

La casa dispose de deux chambres. L’autre est occupée par un couple d’Autrichiens avec qui nous sympathiserons un peu. Le Monsieur, pianiste, est venu donner un concert dans une église de la capitale. Ils adorent la ville et son ambiance mais nous confient qu’ils n’arrivent pas à dormir la nuit à cause du bruit… nous décidons alors de leur offrir nos boules Quiès, ce qui les ravit. Nous échangerons d’ailleurs nos contacts. Sympas, ils nous proposent même de se revoir si un jour nous passons par Vienne. Une prochaine idée de voyage ? Assurément !

On y est, c’est le dernier jour de notre « tour du monde » ! De nombreux sentiments se bousculent. Il y a l’impatience de retrouver les nôtres (et la nourriture !), qui se mêle à la tristesse de quitter ce rêve qui aura duré 15 mois. Nous sommes sur une place de la Havana, une glace à la main, le soleil sur la peau, et nous sommes juste biens.

Pour compléter le tableau, nous ne perdons pas nos vieilles habitudes, et nous commandons une pizza pour le déjeuner.

Anecdote :

Cette fois-ci, nous adoptons la « méthode cubaine de commande » !

De quoi s’agit-il ?

Un panneau à l’entrée de l’immeuble stipule les choix qui s’offrent à nous. Puis, il n’y a plus qu’à crier fort, tout en haut de l’immeuble, jusqu’à ce qu’on aperçoive une tête au niveau des toits, et de beugler notre commande. (Heureusement pour nous, il y avait un habitué dans la rue avec nous qui nous a expliqué le fonctionnement, et qui a beuglé pour nous ;)). Après quelques minutes, nous voyons un plateau descendre à l’aide d’une corde retenue par une poulie, nous récupérons nos pizzas, et déposons notre monnaie !

Nous qui voyons sans cesse des choses monter et descendre des immeubles, nous avons enfin pu l’expérimenter nous-mêmes !

Nous passons la fin de journée à regarder tout autour de nous et à se dire que nous avons vécu une aventure formidable…

Le lendemain, nous laissons toute notre médecine de voyage sur place (notre hôte est infirmière, elle nous a assuré qu’elle saurait quoi en faire… nous lui faisons confiance) et finissons d’empaqueter pour la dernière fois nos gros sac dos. Nous prenons un taxi à 4h du matin et quittons la capitale endormie pour rejoindre l’aéroport.

Fin d’un voyage autour du monde (mais début du voyage autour de la France !!)

A voir – Où dormir – Où manger

Premier article sur Cuba

Comment se rendre à La Havana depuis Varadero

Il y a de très nombreux bus qui font le trajet. Pour 11$/pers, nous avons rejoint la capitale en 1h30, et bien sûr, nous avons choisi l’arrêt à l’hôtel Plaza, qui est le point d’entrée vers le vieux Havana 😉

Voir nos vidéos de Cuba

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