Pérou : de Nazca jusqu’en Equateur

(photos : de Nazca jusqu’en Equateur)

Départ pour Nazca

1. Arrivée à Nazca Enfin, nous nous décidons à quitter cette belle ville de Cuzco afin de découvrir les autres facettes du Pérou. Nous nous sommes, forcément, un peu éternisés sur place, il est temps d’avancer réellement. C’est parti pour une nuit dans le bus, direction Nazca. Au matin, en ouvrant les rideaux du car, nous découvrons un paysage radicalement différent. Nous étions entourés de végétation et de montagnes, nous ne voyons plus à perte de vue que de la rocaille et un désert aride. A notre arrivée, le taxi nous attend pour nous déposer directement à l’hôtel, et quel hôtel ! La chambre est grande, la salle de bain est pourvue d’eau chaude toute la journée, l’Internet fonctionne et nous avons même le petit-déjeuner inclus, le tout pour un prix modique. Nous sommes tentés de ne plus bouger de ce lieu mais nous décidons de prévoir notre journée du lendemain pour au moins faire le minimum que nous avions prévu, voir les lignes de Nazca, évidemment. Le vol étant réservé (directement depuis l’hôtel), nous pouvons nous lancer dans la ville pour voir à quoi elle ressemble. Force est de constater qu’elle ne présente aucun intérêt particulier, mise à part une mignonne plaza de armas, fleurie, bordée par une imposante église et avec les montagnes des environs en fond. Nous faisons rapidement le tour de la rue principale et repartons en direction de l’hôtel, tout en nous arrêtant à un stand pour emporter avec nous deux hamburguesas bien gras.

Petite anecdote

En fin de journée, nous essuyons un échec cuisant en cherchant l’hôtel dans lequel, selon notre routard, il y aurait des présentations des lignes chaque soir pour être moins perdu une fois dans le ciel. Nous ne trouverons pas le lieu de ces fameuses réunions et lorsqu’on osera demander à l’entrée de l’hôtel qui semblait être le bon, on nous regardera avec de grands yeux ronds en nous expliquant qu’on ne fait pas ce genre de choses ici et qu’il doit y avoir une erreur…Bref, nous n’aurons aucune explication avant de nous envoler le lendemain !

Les lignes de Nazca

La civilisation Nazca serait à l’origine de ces gigantesques dessins géométriques, figures animales ou végétales, que l’on retrouve dans les environs. D’une profondeur de 10 à 30 cm, ces lignes ont été tracées par un simple déplacement des cailloux qui couvrent le sol désertique de Nazca. C’est d’ailleurs grâce aux rudes conditions climatiques de la région (absence totale de précipitations, voire même de vent) que celles-ci se sont aussi bien conservées jusqu’à aujourd’hui. La signification exacte de ces dessins fait l’objet de nombreuses théories, mais rien n’est encore sûr.

3. Notre coucou pour le survol des lignes C’est le grand jour pour nous, nous partons découvrir les lignes ! Un van vient nous chercher pour nous emmener à l’aérodrome, en passant par d’autres hôtels pour récupérer plus de monde. Après pas mal de temps perdu à aller chercher les uns et les autres, nous arrivons enfin. Mais ce n’est que le début de notre attente interminable. Nous sommes parqués dans une grande salle d’attente avec toutes les compagnies qui proposent le tour et surtout, des écrans vidéo qui permettent de patienter plus facilement. Au bout du troisième visionnage du film, nous commençons à nous impatienter et demandons quand notre vol est prévu. La réponse n’est pas clair, il faut attendre. Au bout d’un certain temps, Lucile fulmine, il est temps de se rapprocher de la porte d’embarquement, pour signifier notre présence (et au passage, une certaine impatience de moins en moins contenue). Après près de 2h d’attente, nos noms apparaissent enfin (alléluia !) sur la fiche de vol, c’est notre tour.

Sur la piste nous nous approchons d’un petit Cessna et à l’intérieur nous sommes répartis par poids. Nous sommes donc séparés, mais cela permet à Lucile de se retrouver tranquillement toute seule à l’arrière (on comprendra par la suite l’importance de ce détail !). C’est parti pour un tour de 25min dans notre bolide, appareil photo dégainé, les yeux rivés sur tout ce qui nous entoure.

Le coucou décolle. Bien sûr, au bout d’à peine 5min (et quelques inclinaisons à 90 degrés), Lucile commence à se sentir mal, il est temps d’enlever le pull, de respirer profondément et de ne plus bouger (en étant seule à l’arrière, c’était bien plus confortable de s’étaler). Devant elle, Quentin ne ressent aucun malaise, seul problème, il ne voit aucune forme dont on lui parle, il a beau se déboiter la tête, rien n’y fait ! Finalement, il arrive à voir des dessins et Lucile, toujours stoïque, profite comme elle le peut de la vue. L’atterrissage arrive bien vite (même si ce n’était pas trop tôt pour Lucile), et il est temps de repartir à l’hôtel pour aller prendre le petit-déjeuner que nous avons (suite au conseils avisés de nos hôtes) décidé de prendre après le vol.

8. Le lézard

Bilan de l’activité : de la frustration pour Quentin de n’avoir pas vu toutes les formes. La confirmation pour Lucile que c’est une petite nature. Et surtout, un superbe spectacle dans les airs avec encore des questions plein la tête mais tellement ravis d’avoir vu ça de nos propres yeux.

Nazca s’arrête là, et le lendemain, nous partons pour Huacachina, à côté d’Ica.

Huacachina

11. Huacachina2 Après quelques heures de car, nous arrivons à la gare routière d’Ica. Nous récupérons notre bardas puis nous nous trouvons un petit taxi pour nous emmener à notre hôtel. Sur la route, apparaît devant nous un immense désert de sable et nous avons du mal à nous croire toujours au Pérou. Huacachina est une véritable oasis au milieu de ce désert. Arrivés sur place, nous découvrons notre chambre, infestée de moustiques et assez spartiate, mais ce n’est qu’une nuit, nous pourrons le supporter (nous installons tout de même la moustiquaire au dessus du lit).

Nous avons moyennement envie de rester dans le coin pour nous faire dévorer, du coup, après avoir réservé rapidement un buggy pour faire un tour sur les dunes de sable, nous partons découvrir le lieu, et surtout, manger un bout.

L’heure de l’anecdote

Nous sortons tout juste de l’hôtel pour arriver sur la place principale, et nous nous faisons aborder par un couple dont la jeune femme nous demande si nous sommes bien tourdumondeensacados. Passé l’étonnement, elle nous explique qu’elle nous suit sur instagram et qu’elle a reconnu Quentin avec sa barbe ! Nous sommes surpris (nous venons de lancer le compte et n’avons à ce moment là que 30 ou 40 abonnés !) mais nous décidons de manger le soir ensemble, entre Français. Un bon moment, qui débouchera sur ce qui semble être le début d’une belle amitié… A l’heure où nous publions ces lignes, nous sommes tous deux assis sur le canapé du couple, qui nous héberge quelques jours dans le Sud de la France. Eh oui, au Pérou il n’est pas impossible de rencontrer de belles personnes de chez nous J.

La surprise passée, nous prenons un petit casse-croûte directement sur la place devant notre hôtel avant de partir faire notre petit tour de buggy.

L’heure de la deuxième anecdote

 A peine assis dans notre buggy, un jeune homme interpelle « Lucile ». Lucile le regarde, mais en fait, il parle à la jeune femme qui est assise à côté de nous, et qui semble s’appeler également Lucile ! Un tel point commun en ce lieu exotique nous pousse à nous parler et nous voici partis pour ne plus nous quitter jusqu’au soir afin de refaire le monde tous les quatre. Décidément, qu’est-ce qu’on aura rencontré comme personnes sympas au Pér… à Huacachina !!

Notre petit tour de buggy nous amuse bien, c’est un peu les montagnes russes mais dans des dunes de sable. En plus de ça, nous sauvons un collègue qui se trouve totalement embourbé dans le sable (enfin ce n’est pas nous, mais notre conducteur), puis nous nous lançons dans le « surf des sables », avec quelques gamelles mais surtout des sensations nouvelles.

L’activité se finit sur un coucher de soleil sur les dunes, c’est ti pas mignon tout ça ! Puis retour à l’hôtel avec nos deux nouveaux amis, et on découvre que nous avons bien plus de points communs que seulement nos prénoms.

Il se fait tard et nous devons retrouver nos « abonnés instagram » pour partager un peu nos expériences. Nous trouvons un petit restaurant qui semble convenir aux attentes de chacun et c’est parti pour une soirée autour du voyage, des projets de vie…

A notre retour à l’hôtel, nous sommes encore tout abasourdis des supers rencontres que nous avons faites dans ce lieu improbable et nous nous couchons en nous disant qu’il y a vraiment de belles personnes en France aussi !

C’est déjà l’heure de repartir et, comme la veille, il nous faut un taxi pour nous ramener à Ica, d’où nous prendrons notre bus pour la suite. Alors que nous payons notre chauffeur (pour une fois pendant la course), celui-ci nous informe qu’une de nos pièces est fausse. Nous sommes bien embêtés car nous n’en avons pas d’autre et nous ne savions pas qu’il y avait de la fausse monnaie qui circulait. Il nous explique qu’Ica est LA ville de la fausse monnaie, et nous allons ensemble dans une station essence où, on peut refiler la fausse pièce contre une vraie. Ne nous demandez pas comment c’est possible, nous n’avons pas bien compris la combine, mais le plus important, c’est que notre fausse pièce est devenue vraie (magie !) et que nous n’avons pas eu besoin de sortir plus d’argent.

Visiter Lima : capitale du Pérou

On y est, Lima, waouh ! Aller, on commence avec une anecdote !

Anecdote d’arrivée à Lima :

A peine en sortant du car, nous nous faisons alpaguer pour un taxi. Malgré un véritable harcèlement, nous ne cédons pas et cherchons à trouver le bon plan. A force de dire que c’est trop cher, nous trouvons enfin un chauffeur qui veut bien nous faire le prix qu’on avait décidé de payer. Cependant, qui dit petit prix, dit voiture en rapport ! Nous nous retrouvons dans la voiture la plus miteuse parmi celles stationnées, on ne sait même pas comment elle roule, mais on ne paye pas cher !

A Lima, nous dormirons dans un drôle d’hôtel, une sorte de vieil hôtel particulier à l’intérieur surchargé de vieilles toiles espagnoles et autres sculptures, mais surtout l’endroit est doté d’une grande terrasse où cohabitent deux magnifiques aras, un couple de paons et quelques tortues ! Le tout, avec une vue imprenable sur l’église San Francisco. Un drôle de point de chute, sympa, en plein centre-ville !

Le lendemain, nous partons à l’assaut de la ville. C’est parti pour la visite du centre ville : Basilique San Francisco, Plaza de armas, Palais présidentiel… Le centre est vraiment agréable à visiter, en plus, c’est pendant la période de Noël donc nous voyons de jolis éclairages avec des décorations qui nous mettent dans l’ambiance (malgré le climat qui n’est pas celui en France !).

25. Notre premier ceviche En soirée, nous nous faisons plaisir pour découvrir le Céviché, plat traditionnel qui est constitué de poisson cru. Nous nous régalons bien que nous nous sommes vu servir du vin blanc alors que nous avions demandé du « tinto » ! Et que le serveur insiste quand on le lui fait remarquer : si si c’est bien du tinto (vin rouge) qu’il nous dit… C’est aussi ça être touriste : Etre parfois ouvertement pris pour un c..

Pour notre dernier jour sur Lima, nous n’avons pas prévu grand chose, à part bien sûr manger et boire ! Nous commençons par la boisson avec le célèbre « pisco sour » du bar Cordano (lieu réputé pour tous les hommes d’état qui en firent leur cantine). Puis nous enchainons avec un almuerzo juste à côté, au El Tapada (que nous avions déjà testé la veille et qui nous avait plu).

S’en suit une errance dans la ville et nous finissons sur la Plaza Mayor où nous observons des jeunes mariés et leur famille sortirent de la magnifique église, heureux.

Anecdote : l’escroquerie

 Un homme nous aborde alors que nous admirons les joyeux mariés et une discussion commence à s’initier. Nous n’avons pas prévu grand chose aujourd’hui donc le fait de s’attarder et de parler avec un inconnu nous fait passer le temps de manière agréable. Après quelques minutes de discussion, le monsieur nous propose d’aller boire un pisco sour « véritable » dans un petit bar pas loin, où il fait de la musique. Lucile n’est pas vraiment emballée mais Quentin voit ça comme un bon moyen de sympathiser avec un local. Nous voici à suivre le monsieur qui nous emmène dans un bar au 1er étage d’un immeuble, dans lequel nous n’aurions pas forcément pensé aller de nous-mêmes. Après s’être installés, le monsieur commande le fameux pisco sour pour Quentin et lui, sachant que Lucile ne veut vraiment rien. Nous demandons à plusieurs reprises la carte pour connaître les prix, avec pour seule réponse « oui, pas de problème, pas de problème », mais nous ne la vîmes jamais… A la place surgissent deux immenses carafes de pisco (une par personne), remplies à ras bord, et les verres. Nous nous regardons en nous disant que ça commence à mal tourner. Quentin ne touche à rien et insiste pour avoir la note. Après plusieurs minutes (de malaise, plus personne ne se parle), un jeune homme arrive avec la note : pas moins de 80sol/pisco. Une fortune ! « C’est quoi c’t’arnaque ?! » Nous nous levons aussitôt et partons. Le gentil local qui venait nous aborder dans la rue pour faire connaissance et discuter un peu… n’était qu’un escroc. C’est triste, mais au moins ça nous donne aujourd’hui une bonne anecdote à raconter !

Suite à cette petite histoire, nous ne sommes pas mécontents de partir de la capitale pour rejoindre Trujillo, un peu plus au nord.

Visiter Trujillo 

A Trujillo, notre taxi (bien qu’il ait été commandé directement par notre hôtel) va se perdre et nous allons prendre le double du temps normal pour rejoindre notre hôtel. Après avoir déposé les affaires, nous partons vers le centre-ville et nous avons de la chance, nous tombons sur une foire au livre sur la place principale qui nous offre un peu d’animation. Nous profitons d’être au centre pour réserver notre activé du lendemain, les huacas.

Circuit autour de Trujillo 

Suivez-nous dans la découverte des Hu         acas de Trujillo ! Pour commencer, il faut savoir qu’il y a les huacas de la Luna y del sol. Lors des visites, on voit celui du soleil de loin mais il ne se visite pas encore car il n’a toujours pas été fouillé. Ce huaca servait de pôle administratif pour la cité.

Ensuite, le huaca de la luna, pôle religieux, est une mine d’informations sur l’Empire Moche, daté entre 100 et 700 ap JC (prononcer « mowtché » sinon c’est pas pareil). On y découvrira des peintures murales impressionnantes, des sculptures, des architectures monumentales…

Par ailleurs, on va en apprendre un rayon sur le sacrifice humain ! Au huaca de la luna, on sacrifie les humains pour calmer la Terre, contre les inondations, les séismes… A l’inverse des Incas, qui sacrifiaient des personnalités de l’élite, ici, ce sont des soldats (jeunes hommes entre 15 et 30 ans) qui sont lancés dans des duels par groupes de deux.

Le principe : le premier qui arrive à retirer le casque de l’autre et lui attraper les cheveux (les chauves sont hors concours ! hahaha) a gagné et évite le sacrifice.

Le perdant est alors préparé pendant 5 à 6 jours. Qu’est-ce qu’on entend par « préparation » ? Alors c’est assez simple, on mange peu, mais en contrepartie, on boit beaucoup ! Des breuvages hallucinogènes, notamment le cactus San Pedro.

Les différents sacrifices à présent : on peut couper l’aorte et recueillir le sang dans une coupe, dépecer vivant, briser le crâne à l’aide d’une masse…bref, vive la créativité !

64. Bas-reliefs forteresse Chan Chan3 Après cette visite, on continuera avec les vestiges de la forteresse Chan chan, sous l’Empire Chimu (à prononcer « chimou » svp !), où on en apprendra encore davantage sur les sacrifices. Chez les Chimus, on ne sacrifie pas les jeunes hommes mais des jeunes filles entre 13 et 14 ans, pour fertiliser la Terre… Ca devait être stressant d’être jeunes dans ces empires !

Anecdote en aparté :

En y repensant, on se souvient de ces fameux combi pour nos déplacements. Vous savez, les taxi-vans où on s’assoit où on peut mais on ne paye presque rien ? Et bien à Trujillo, nous avons eu cette chance extrême de rentrer dans celui qui jouait automatiquement la Lambada à chaque marche arrière (bien plus sympa qu’un simple et strident « biiiiiiip ») et celui aussi où, pour descendre, les passagers usait d’une méthode intéressante : tu tapes sur le combi pour signifier que tu t’arrêtes. Rien de plus simple !

Visiter Chiclayo 

Pour finir notre découverte du Pérou, nous montons jusqu’à Chiclayo. La ville n’a vraiment rien d’agréable mais nous sommes là pour faire le musée Tumbo Reales de Sipan à Lambayeque, et nous ne serons pas déçus.

Visiter le musée Tumbo Reales de Sipan

66. Magnifique musée de Lambayeque, plein de trésors à voir... Soyons clairs, c’est LE musée à faire, les trésors de Sipan sont tout simplement indescriptibles.

Bon, pour expliquer rapidement le contexte, suite à un énième phénomène « El niño » dans la région, des villageois ont aperçu, en haut d’une colline, des éléments brillants. Sur place, ils ont commencé à récupérer des objets précieux, jusqu’au moment où quelqu’un à appeler la police qui, avec l’aide du National Geographic, a fait protéger le lieu en vue d’effectuer des fouilles « propres ».

Aujourd’hui, un musée est établi sur l’emplacement de ces fouilles. Et la visite fut, pour nous, très intéressante. On y a notamment appris que le terme « huaca » voulait dire en quechua « architecture monumentale » (effectivement…). Egalement que les « Moches » vénéraient la lune alors que pour les Incas, c’était le soleil. Pour eux, la lune était plus importante, dans le sens où elle influe sur les marées (les moches étaient des pêcheurs), elle peut surtout éclipser le soleil…

Finalement, le musée consiste en une exposition du contenu des tombes découvertes dans le village de Sipan : squelettes, ornements, céramiques… La tombe du seigneur de Sipan (un important seigneur Moche) fut la plus riche découverte car, trop profonde, elle échappa aux pillards. Elle a donc été trouvée complète. Le seigneur de Sipan portait en moyenne 9kg d’ornements sur lui chaque jour. Cette pratique, bien qu’esthétique, produisait cependant une mort plus précoce, les élites étant atteintes d’ostéoporose !

Il faut savoir que quand le seigneur meurt, ses proches sont sacrifiés pour l’accompagner dans son voyage (quel privilège !). Du coup, autour de sa tombe, on trouve 8 autres personnes : sa femme, ses deux maîtresses, son porte-étendard, son chef militaire, un gardien (aux pieds coupés pour qu’il ne puisse pas s’en aller), un vigile, un enfant (le batard, né d’une maîtresse, sachant que celui obtenu avec sa femme est l’héritier donc on ne le tue pas, il n’a juste plus aucune famille autour de lui !!). En plus de ça, on trouve également le lama et le chien, pour guider tout le monde dans les limbes !

67. Le musée se trouve à l'endroit où fut découvert la tombe d'un grand seigneur de la civilisation Moche (photo web)

Dans ce musée, on trouve également les tombes d’un prêtre ou encore d’un seigneur plus ancien. C’est aussi l’occasion de voir un nombre de céramiques impressionnant, toutes apportées à l’époque aux pieds des tombes par les villageois des environs pour rendre hommage aux seigneurs défunts. On y trouve également de nombreuses représentations des aliments, des animaux (notamment les sacrés), ou encore des sculptures qui symbolisent chaque étape de la vie humaine.

Bref, on ne peut pas passer à côté de ce musée si on vient au Pérou !

Après tous ces ornements, nous tentons notre chance direction Tucume, voir les pyramides. Notre hôte nous avait expliqué que c’était à seulement 5 -10 min du musée… Après 45min, nous comprenons que notre hôte n’a pas vraiment bien jaugé les distances, mais surtout, qu’il va falloir qu’on revienne au plus vite en ville car notre car pour partir vers l’Equateur est déjà réservé et nous n’avions clairement pas prévu autant de transport.

Après cet A / R non productif, nous voici à l’heure pour prendre notre car qui nous emmène en Equateur, à Cuenca.

Suite au prochain épisode !

A voir

– Les lignes de Nazca : à faire en avion, ce qui est visible par la voie terrestre n’a semble-t-il aucun intérêt. En gros, vous passez par Nazca si vous êtes sûrs de faire l’avion, sinon, privilégiez plutôt une autre étape. Les tarifs sont de 70$/pers et 75$/pers avec les aqueducs.

– L’oasis de Huacachina : pour la modique somme de 35sols/pers, vous avez droit à l’activité buggy + surf des sables, c’est vraiment sympa.

– Lima : c’est la capitale ! Le centre est vraiment beau à voir, mais il n’est peut-être pas nécessaire de rester très longtemps sur place. Deux jours peuvent être suffisants pour se faire une idée.

– Trujillo : les huacas !! Le circuit entre les huacas, le temple Chan chan, la plage au coucher du soleil nous a coûté 55sols/pers. Nous avions un guide compétent durant toute la journée, nous n’avons pas été déçus.

– Chiclayo : le musée nous a coûté 25asols/pers en rajoutant le prix du guide qui était vraiment utile.

Comment se déplacer

En ville, nous utilisions vraiment les moyens de transport les moins chers.

Pour les plus grandes distances, nous avons utilisé les compagnies suivantes : Tepsa, Peru Bus, Emtrefesa et Super Semerio (la compagnie qui nous a emmené de Chiclayo à Cuenca, en Equateur).

Où dormir

– A Nazca : Hotel Nasca Travel one. Pour 55sols/nuit avec petit-déjeuner, nous n’avons pas été déçus.

– A Huacachina : nous pouvons seulement indiquer l’hôtel où il ne faut pas aller ! L’hôtel Rochas Bus, certes c’est seulement 15$, mais ça fait cher pour la prestation très médiocre, sans petit-déjeuner.

– A Lima : Hotel Espana. Bon rapport qualité prix, le lieu est vraiment impressionnant avec des sculptures, peintures, c’est vraiment joli. Pour 24$/nuit, on est vraiment en plein centre-ville, proche de la Basilica San Francisco. Par contre, pour le petit-déjeuner (qui n’est pas compris), nous avons trouvé une souris morte sous la table, ça met moyen en confiance !

– A Trujillo : Apart hotel Los Pinos pour 65sols/nuit. La chambre était plutôt exigüe mais le personnel était vraiment sympa.

– A Chiclayo : Hostal Satelite pour 44sols/nuit avec petit-déjeuner. Sur une grosse avenue, sans isolation, il ne faut pas y aller en espérant dormir !

Où manger

– A Nazca : nous avions une petite roulotte dans la grande rue perpendiculaire à celle de l’hôtel. C’était frais et pas cher, nous avons très bien mangé et pour être honnête, nous avons suivi la file des locaux !

– A Lima : El Tapada, un almuerzo vraiment pas cher avec de bons jus. Nous avons également testé les churros au dulce de leche…hum…un délice à tester impérativement si vous êtes dans le coin.

Sinon El Mirador de Chabuca, si vous avez un peu plus de moyens, le Ceviche est vraiment délicieux.

Boire un verre : le bar Cordano, mythique, rien que la décoration vaut le coup d’œil, et le service est très professionnel, c’est vraiment un moment très agréable pour profiter d’un bon pisco sour (il faudra tout de même débourser 20sols/pisco).

– A Trujillo : petit almuerzo à 6 sol, conseillé par un local, dans la rue de l’hôtel, tout à fait correct.

– A Chiclayo : supers hamburgers pas loin de l’hôtel, faits par un véritable Etats-Unien !

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