Bolivie : Amazonie

Découvrir l’Amazonie : Rurrenabaque

(photos Bolivie : Amazonie)

Cap sur l’Amazonie ! On a hâte, et en même temps, on appréhende ce qu’il peut nous arriver ! Pour rajouter du piment, nous avons décidé de faire un woofing dans ce lieu à part, on avait vraiment peur de s’ennuyer !

Petite anecdote

1-arrivee-sur-rurre-via-ce-petit-coucou-a-helices Pour commencer, rien que la route pour s’y rendre mérite d’être expliquée ! Nous partons de Sucre en avion pour rejoindre La Paz. Nous arrivons donc à La Paz, seulement sur la roue droite en équilibre, mais ce n’est rien par rapport à la suite ! Le vol La Paz/ Rurrenabaque est retardé et nous faisons des allers et venues à l’embarquement car rien n’est affiché. Après 40min de retard et 3 essais où nous nous sommes clairement fait refouler, nous embarquons enfin dans notre mini-coucou, qui semble avoir été rafistolé pour l’occasion ! Nous sommes seulement 5 à l’intérieur (ce sont des mini-avions de 19 places) et c’est l’instant prière. Nous comprenons rapidement que c’est le premier vol de notre pilote, les 45min qui vont suivre vont nous paraître durer une éternité. Nous voyons enfin des étendues de forêt, et nous atterrissons sur les 2 roues (Ô joie !).

Lorsque la porte du coucou s’ouvre, une intense chaleur humide nous envahit : nous sommes bien en Amazonie ! Une fois nos sacs récupérés, nous partons à la recherche d’un hôtel pour la nuit, ce qui va s’avérer être du sport. En effet, les hôtels ne sont pas donnés, ils ne font pas rêver, et les gens sont assez mal aimables…tout ce qu’on aime ! Après plus d’une heure à traîner dans cette petite ville, nous finissons par jeter notre dévolu sur le Béni, qui semblait correct de prime abord, mais qui a failli du côté de sa chasse d’eau et de sa connexion wifi (mais nous ne sommes plus à ça près) ! Le changement de chambre effectué (oui, il y avait un vrai problème au niveau des toilettes !) nous partons à la recherche d’un endroit pour manger. Les adresses conseillées par le guide sont soit fermées, soit trop chères, du coup nous optons pour le marché.

Petite anecdote

Une fois sur le marché, nous cherchons le lieu de la « comida » mais il semble fermé. Par chance, une espèce de petite cantine semble avoir pris place au rez-de-chaussée, et nous tentons une incursion. Il y a beaucoup de monde mais Quentin s’ avance pour aller demander le menu proposé. La gentille dame le regarde, puis retourne à sa discussion avec une autre personne. Tous les « disculpe » du monde n’y changeront rien, elle ne daignera plus jamais nous regarder ou nous parler. « Sont un peu sauvages dans ce coin » nous disons-nous.

Après cette petite déconvenue, certainement pour nous souhaiter la bienvenue, nous finissons par trouver un petit restaurant qui ne pratique pas des tarifs excessifs et où la quantité semble suffisante. Le repas commence bien, puis, juste de l’autre côté du mur, des hommes se lancent dans du bricolage, à coup de perceuse ! Il est 22h…normal. Nous n’arrivons même plus à nous entendre et demandons à la patronne si ça ne la dérange pas. C’est alors qu’elle va voir les messieurs pour leur dire de faire moins de bruit. En fait, c’est elle qui a commandé les travaux, et c’est durant l’heure du dîner qu’ils viennent bosser…tout est normal, c’est la Bolivie. Le repas se termine néanmoins tranquillement et nous repartons pour une bonne nuit de sommeil, avant le woofing.

Woofing : au cœur de l’Amazonie, dans le cadre d’une ONG

5-sur-la-pirogue Nous avons RDV avec des membres de l’ONG le matin, qui viennent nous chercher en pirogue pour se rendre de l’autre côté du fleuve Béni, dans la communauté. Avant de partir, nous retrouvons Théa, une française que nous avions rencontré par hasard dans l’auberge de Potosi, qui elle aussi, va soutenir l’ONG dans le cadre du woofing ! Les sacs sur le dos, nous suivons les deux membres venus nous chercher jusqu’à l’embarcation de fortune qui est la leur ! Pour ajouter à la difficulté, le fleuve est très bas en ce moment, il y a énormément de boue pour y accéder. Nous faisons des acrobaties pour éviter de mettre nos sacs à l’eau dès le premier jour, mais nous voyons nos accompagnateurs, les pieds, voire les jambes, ensevelies, pour nous faire sortir de cette impasse de boue ! Ouf, nous partons enfin, et 15min plus tard, nous accostons sur un autre océan de boue, mais c’est le dernier de la journée !

Le Lieu

Nous traversons un bout de forêt avant de voir se profiler quelques habitations en bois et des gens face à nous. Nous faisons alors la connaissance des habitants avec qui nous allons partager les lieux et les tâches : 4 Australiens, 1 Espagnol (le vétérinaire), 1 Argentin (le gérant), 1 Français (en plus de nous 3 qui arrivions), 3 Anglais, 1 Danoise, 1 Portugaise, 1 Israélienne. Autres habitants : Drucilla, le singe-écureuil, 5 chiens et 2 chats. Les lieux de vie sont sommaires : il y a un bâtiment pour la cuisine, un pour le dortoir, un autre (seulement le toit) où nous mangeons, puis la clinique vétérinaire. Il y a aussi un toilette et deux douches que nous partageons. Le tour du propriétaire effectué, nous nous retrouvons tous pour le déjeuner, cool ! Nous en apprenons un peu plus sur le lieu. Nous nous trouvons au sein d’une ONG dont le but est de prendre soin de singes qui ont été maltraités par l’homme. L’objectif est d’habituer les animaux à la vie sauvage avant de pouvoir les relâcher en toute sécurité dans la nature. L’ONG se situe elle-même au sein d’une communauté indigène qui a accepté sa présence avec la contrepartie cependant de faire ce qu’ils appellent les « travaux communautaire », c’est à dire que ce sont des tâches qui sont dans l’intérêt de la communauté ou d’une personne dans la communauté, mais pas pour l’ONG directement. Puis après, il y a les tâches pour l’ONG, c’est à dire s’occuper des singes qui ont été apporté là pour être soignés et préparés à être réhabilités dans la vie sauvage. Quand les singes arrivent, ils sont mis en quarantaine dans la clinique pour vérifier qu’ils n’ont pas de parasites ou de maladies. Puis, ils sont déplacés dans la forêt où ils réapprennent à vivre en communauté et dans la nature.

Le Travail

7-criquets-damazonie Dès le premier jour, nous sommes mis à contribution. Mais attention, il faut comprendre que nous sommes dans la jungle amazonienne, dans une ONG qui s’occupe de singes (des capucins principalement), et que nous allons devoir aider sur différentes tâches, quelques fois un peu particulières. Notre première tâche sera donc « la châsse aux criquets » ! Et oui, le criquet représente une friandise pour le singe, et comme le vétérinaire a besoin de temps en temps d’administrer des médicaments aux singes, c’est plus facile en les fourrant dans des criquets. Du coup, nous voici lancés dans les herbes amazoniennes, à la recherche de criquets géants que nous amalgamons dans un grand tupperware.

15-cest-lu-qui-se-chargera-de-couper-des-branches Le deuxième jour, c’est parti pour la coupe de « motacou ». De cet arbre, nous en récupérons les feuilles, qui servent pour la toiture des maisons. Nous voici avec nos machettes, en train de couper un arbre qui va nous servir pour faire une échelle. Rien que la réalisation de l’échelle (couper l’arbre – faire les encoches – enlever l’écorce) nous prend une bonne heure. Puis nous utilisons cette échelle pour monter dans les motacou. Une fois dans l’arbre, le but du jeu est de se faire une petite place pour ensuite couper les feuilles, qui sont presque aussi dures que du bambou ! Les arbres enfin déplumés, nous amassons les feuilles pour ensuite procéder à leur pliage afin de les faire sécher et de les poser ensuite sur la charpente d’une toiture en cours de construction. Entre la découpe et le pliage, cela nous a occupé la matinée et l’après-midi, nous ne demandons pas notre reste avant d’aller nous coucher.

22-une-autre-activite-ramener-du-bambou-et-en-retirer-lecorce-pour-la-construction-des-murs-cette-fois Le troisième jour, c’est la coupe du bambou. Nous sommes meilleurs avec nos machettes, mais il faut savoir que le bambou s’apparente au fer ! On prend un certain temps pour couper tout ça et le ramener sur la propriété. Une fois apporter à bon port, nous les préparons, il s’agit de les « déshabiller » en enlevant l’écorce, toujours avec la machette. Les bambous prêts, nous nous attaquons à la construction des murs du bâtiment où l’on mange (qui ne disposait alors que du toit), avec des bambous déjà découpés et des lianes en écorce de bambou justement !

41-preparation-dun-pain-de-riz Le cinquième jour de travail est consacré aux sacs de sable ! Un travail qui a ravi Lucile ! Cette tâche consiste tout simplement à descendre de la montagne pour arriver à la rivière, remplir un sac en toile de sable, puis remonter la montagne pour vider le sac de sable (sable utilisé pour faire les murs de la maison d’une des personnes de la communauté). Puis on recommence jusqu’à épuisement des troupes ! Après l’effort, le réconfort, la femme qui habite sur cette propriété nous apprend à faire le « pan de arroz » (pain de riz) que l’on fait cuir dans un four en terre. Le met est tout simplement succulent, nous ne sommes finalement pas si malheureux dans notre jungle !

44-atelier-reparation-de-pirogue-aujourdhui Le sixième et dernier jour de labeur, nous partons sur les rives du Béni, où se trouve le bateau de l’ONG qui prend l’eau ! Avant de pouvoir le réparer, nous devons le laver et le gratter pour enlever toute la colle/joint qui permet que les planches soient liées avant de le laisser sécher. Ce travail nous permet de prendre quelques couleurs car nous restons en plein soleil toute la matinée ! Le soleil commençant à devenir un peu trop envahissant, nous repartons dans la jungle pour le déjeuner. L’après-midi sera consacrée à la suite et fin de la construction en bambou et à une ultime châsse aux criquets, très fructueuse.

Les Loisirs

Nous ne sommes pas en reste niveau activités. En plein milieu de notre jungle, nous pouvons nous divertir à coup de hamac, de baignade dans le Béni, ou encore de randonnées dans cette forêt luxuriante. Par ailleurs, ayant droit à une journée de repos, nous en profitons pour partir en ville, à Rurrenabaque.

Pour retourner en ville, il nous faut tout d’abord trouver une embarcation. Nous sommes 5, et nous espérons pouvoir monter ensemble dans un seul bateau (pour faire baisser le prix par tête !). Après ½ heure d’attente, un bateau accepte enfin de nous prendre, notre journée « en ville » peut alors commencer. Nous arrivons en plein milieu du marché où nous pourrons faire quelques achats pour le reste de la semaine qui nous attend. En attendant, direction un bar pour se connecter à internet, nous retrouvons la civilisation ! Les informations actualisées, nous partons alors pour la piscine, sur les hauteurs de Rurrenabaque. La piscine possède une vue imprenable sur la vallée, et surtout, nous avons accès à de l’eau « en masse » ce qui nous enchante totalement. Notre journée prenant déjà fin, nous faisons nos quelques achats au marché qui se trouve en bordure du fleuve, et partons à la recherche d’un bateau pour nous redéposer.

Petite anecdote

Nous ne trouvons pas facilement un bateau mais au bout de 5 min environ, un homme nous dit qu’il revient dans 15 min pour nous emmener. Nous l’attendons alors, entourés de tous les déchets du marché qui ont été jeté directement sur les rives, s’y dégage une odeur de pourriture particulièrement forte ! Après 30 min et non pas 15 min, la petite embarcation revient, mais finalement, il ne veut pas nous prendre tous les 5, et fait signe à d’autres personnes de descendre pour les prendre. Nous avons attendu 30 min pour rien ! Un autre Bolivien passant par là comprend notre désarroi, et nous propose gentiment d’aller chercher son bateau pour nous emmener…ouf ! Dans cette affaire, nous ne nous en sortons pas si mal car le bateau est de bien meilleur qualité, et nous retrouvons sur la route notre « lâcheur » qui avance difficilement avec ses 2 passagers à son bord, qui ont d’ailleurs l’air de prendre l’eau ! La vie n’est pas si mal faite.

L’épisode passé, nous rentrons tranquillement dans nos quartiers, en se disant qu’on ne s’en est pas si mal sorti finalement.

Lors de ce woofing, nous avons également eu droit à une vraie randonnée dans la jungle. Grâce à un des bénévoles qui avait déjà passé beaucoup de temps dans les lieux, et qui aimait particulièrement s’y balader, nous sommes parti à la découverte des environs. Nous n’avons pas vu beaucoup d’animaux, à part des fourmis et des araignées, en revanche, nous en avons appris un rayon sur la végétation, notamment, les plantes mortelles ! Et oui, certaines des plantes ou arbustes qui nous entouraient, avaient cette faculté de pouvoir nous tuer rien qu’en les touchant. Autant dire qu’on écoutait très religieusement notre guide du jour car personne ne voulait mourir pour avoir touché la mauvaise feuille !

Au milieu de notre forêt, vierge de tout autre être humain, c’est l’occasion de profiter des feux de camps. Autour des feux, les jeux s’organisent, ainsi que les concerts, à grand renfort de percussions, de guitare et de ukulélé. De plus, nous aurons la chance de profiter de la pêche de Carles (notre vétérinaire de Barcelone) qui nous ramènera deux magnifiques poissons, qui seront cuisinés en papillotes dans des feuilles de bananier, mais aussi à l’étouffé dans du bambou (eh oui !).

Bref, nous avons passé une très bonne semaine dans ce lieu, où nous n’avons malheureusement pas pu travailler avec les singes (il faut y rester au moins deux semaines), mais nous avons adoré notre petite Drucilla, et les chiens sur place, qui pour certains étaient vraiment abîmés mais attachants.

Fin du woofing

Le dernier soir, nous avons droit à l’apothéose. Par chance, nous ne sommes pas les seuls à partir le lendemain, et c’est le couple d’Australiens qui clôture également son expérience. Seulement contrairement à nous, alors qu’ils étaient venus pour seulement deux semaines, ils sont restés deux mois et demi. Du coup, une grande fête a été prévue en leur honneur, avec de nouveaux feux de camp, mais aussi des petits plats dans les grands avec un repas tout simplement merveilleux. Grâce à eux nous avons profité, pour notre dernière soirée, d’un moment mémorable qui fait partie de ces instants de partage que l’on n’explique pas !

47-nous-traversons-la-jungle-pour-rejoindre-la-plage-et-se-trouver-un-bateau-taxi-pour-repartir Cependant, le retour à la réalité fut bien rapide. Durant la nuit, une pluie abondante s’est manifestée, et elle a duré jusque dans la matinée. Pour nous, ce n’était pas une très bonne nouvelle, car trouver un bateau un jour de pluie ce n’est pas forcément se faciliter l’affaire. Déterminés à essayer néanmoins, nos hôtes ont été particulièrement gentils et nous ont précisé qu’ils nous gardaient une assiette si jamais on revenait après des heures d’attente sans voir passer un bateau. Mais contre toute attente, une fois arrivés sur la berge (nous devions marcher environ 15min pour rejoindre le lieu de passage sur le fleuve, avec nos gros sacs au milieu de la jungle !) un bateau passe à ce moment-là et nous prend directement !

Petite anecdote

Le bateau dans lequel nous montons remorque un autre bateau qui semble en panne et rentre visiblement de la pêche car il y a des poissons décapités à terre ! Au milieu du fleuve, le bateau s’arrête, et notre chauffeur se retrouve à siphonner l’essence du bateau en panne pour la transvaser dans le notre. Pour finir, avant d’arriver en ville, nous nous arrêtons dans une communauté, et les jeunes gens semblent vouloir rester. Nous nous retrouvons dans un moment de grande solitude, où on se demande ce qu’il se passe, car nous ne pouvons pas rester là, et nous ne pouvons pas aller bien loin avec nos gros sacs ! Au bout d’un moment, on nous fait changer de bateau, et nous repartons pour la ville, nous sommes sauvés !

Une fois à Rurrenabaque, nous trouvons rapidement un hôtel que nous avions repéré lors de notre premier passage dans la ville, et nous nous lançons à l’assaut des agences pour repartir dans la jungle. Eh oui, une semaine ne nous a pas suffit !

Comment y aller

A Rurrenabaque :

Il existe deux moyens pour s’y rendre : soit le car, soit l’avion.

Pour le car, il faut compter en moyenne 10h de trajet depuis la capitale, dans des conditions plutôt difficiles (tout ceux qui nous en ont parlé n’étaient pas complètement remis du challenge !). Mais cela coûte en moyenne 70bob.

Pour l’avion, il faut aussi repasser la capitale, mais le trajet ne dure que 45min. Par contre, on multiplie par 10 le coût, donc en moyenne 700bob. De plus, en repartant en avion de Rurrenabaque, il faut s’acquitter de 2 taxes : la taxe d’aéroport + la taxe communale.

Au woofing : le seul moyen de s’y rendre, c’est par voie fluviale. Pour cela, soit les bénévoles viennent vous chercher car ils viennent en ville ce jour là pour faire des courses et se connecter à internet. Soit vous trouvez une pirogue qui vous y emmène. Tout cela est précisé sur l’annonce, n’hésitez pas à nous demander si vous êtes intéressés.

Combien ça coûte

Faisant partie d’une ONG, ce woofing était payant. Nous devions participer à nos frais, à hauteur de 50bob/pers/jour.

3 jours dans la pampa de l’Amazonie

De retour sur Rurrenabaque, nous n’avons qu’une seule idée, repartir dans la jungle ! En effet, nous avons vécu une super expérience, mais il nous manque celle des animaux, et partant du principe que nous ne reviendrons certainement pas de si tôt dans le coin, nous ne voulons pas en rater une miette. Les sacs déposés (et la lessive faite, on ne peut même pas vous décrire l’état de nos habits !), nous partons à la recherche de l’agence qui nous donnera l’envie de voyager avec elle. Après plusieurs essais, nous tombons enfin sur celle qui nous convient, nous partons avec Escorpion le lendemain pour trois jours de pampa. Pour fêter cette nouvelle aventure, nous allons à « La Bella Italia » où nous mangeons enfin une bonne pizza (pour comprendre cet envie de pizza, il faut rappeler que nous avons passé trois jours dans le Salar avec deux Italiens, qui n’ont pas faillis à leur réputation et qui nous ont fait part de leur manque de bonne pizza en voyage !).

Réserve Yacuma

J1

Ready ! On embarque à bord d’un 4×4 avec deux autres Français et notre guide, pour rejoindre le Rio Yacuma, le lieu de toutes nos activités futures ! Après 3 heures de route, nous faisons un arrêt dans un petit restaurant où nous mangeons local. C’est aussi l’occasion de faire connaissance avec nos camarades de route, des Français, ça facilite la discussion ! Le repas terminé, c’est le départ pour la pirogue. Après quelques minutes d’attente, nous embarquons à bord de notre vaisseau pour les trois jours, et dès le début, nous en prenons plein les yeux ! C’est une farandole de caïmans, alligators, oiseaux du paradis, capibaras (et plus subtils, de moustiques… nous nous faisons littéralement dévorés)… Pour finir, nous nous retrouvons dans un secteur où de nombreux singes-écureuils ont élu domicile et ils ne sont pas farouches ! Nous avons le sentiment de retrouver toute la famille de Drucilla ! Nous finissons tout de même par arriver à notre lieu de vie, où nous allons prendre notre repas et faire un gros dodo pour nous remettre de nos émotions.

J2

75-un-des-guides-a-reussi-a-en-attraper-un Le lendemain matin, de drôles de cri rauques nous réveillent : nous apprendrons ainsi la présence de singes hurleurs dans le coin (nous aurons beau essayer de les chercher par la suite, nous n’arriverons pas à en voir de nos propres yeux). La matinée est consacrée à la recherche de l’anaconda dans un marécage. Nos bottes s’enfoncent, nous sommes englués avec la peur de nous retrouver dans un face à face avec un anaconda ! Comme il fallait s’y attendre, Quentin se donne à corps perdu dans la cause, et se retrouve englouti par l’eau…il est trempé mais nous n’avons toujours pas trouvé le fameux serpent. Après un certain temps de recherche infructueuse, Violette (notre camarade française) remarque quelque chose d’anormal face à elle. Elle ne s’y est pas trompé, c’est bien un anaconda qui est maintenant pris en châsse par deux guides (dont le nôtre) qui ne lâchent rien. Le serpent se fait finalement rattrapé et c’est un groupe d’une bonne quinzaine de personnes qui s’amalgame tout autour pour voir, pour la première fois de leur vie, l’ANACONDA.

80-le-caiman-guette-quil-soit-sur-terre Après un déjeuner bien mérité, nous partons à la rencontre des dauphins roses. Bien que nous les apercevons, malheureusement les dauphins n’ont pas une grande envie de nager avec nous, et alors que nous faisons trempette, ils ne s’approchent pas. Acceptant l’échec, nous remontons à bord, et c’est le moment où nous nous rendons compte qu’il y avait (comme partout ailleurs) des caïmans dans le secteur, qui auraient pu nous manger un moins de temps qu’il n’en faut pour le dire ! Mais nous sommes encore là pour en parler donc ne paniquons pas, nous avons simplement été complètement inconscients ! Le soir est consacré à la détente, nous partons dans un bar (si si, ça existe au milieu de l’Amazonie) où nous rencontrons malencontreusement un serpent à sonnette ! Le serpent semble avoir plus peur que nous qui sommes curieux, il passe son chemin. Une petite partie de volley est organisée et nous profitons d’un joli coucher de soleil avant de retourner dans nos petites casas pour piquer un somme, encore une fois, bien mérité.

J3

91-une-belle-brochette-de-piranha-pour-le-dejeuner Réveil à l’aube, nous partons voir le lever de soleil. Pas de chance, il y a des nuages, nous ne voyons rien ! Après le petit déjeuner, nous retentons notre chance auprès des dauphins, mais le fleuve est véritablement trop bas (il a fait très sec ces derniers temps) et nous n’en verrons pas. Ce n’est pas grave, il nous reste une dernière activité, la pêche de piranhas ! De nouveau, c’est une véritable prise de conscience, à peine la ligne lancée avec un peu de viande comme appât, ça mort aussi vite. Bien sûr, nous ne sommes pas assez rapides au début, et nous nourrissons les piranhas plus que nous pêchons ! Après quelques morceaux dévorés, c’est l’heure de la revanche pour Lucile, qui pêchera trois poissons. De son côté, Quentin réussira à en attraper un, mais tellement petit que le guide va le remettre aussitôt à l’eau ! La pêche étant plutôt bonne, nous repartons « chez nous » pour donner tous les poissons au cuisinier qui va nous les préparer pour le midi. En rentrant, nous montrons notre pêche fructueuse à la petite fille de l’hôte qui nous accueille et qui se fait une joie de les apporter elle-même au cuisinier.

Petite anecdote

La première fois que la petite fille voit Quentin, elle est très interrogative à propos de sa barbe. C’est la première fois qu’elle en voit une ! En effet, nous apprenons alors que les Boliviens n’ont pas une grande pilosité, et il est impossible pour eux d’avoir une barbe. Quentin est une exception !

Le déjeuner avalé, c’est déjà l’heure de partir, mais c’est aussi le moment où la pluie tropicale décide de se déverser.

Durant les 2 heures de pirogue qui nous attendent, nous avons droit à une pluie diluvienne ! Nous sommes glacés jusqu’aux os et prions pour arriver au plus vite. Nous rencontrons sur notre route une pirogue qui semble en panne, et nos côtés les plus sombres apparaissent à ce moment-là où nous espérons très égoïstement que notre guide ne s’arrêtera pas pour les aider car nous avons l’impression que nous allons passer l’arme à gauche ! Heureusement, le guide est plus humain et aide cette pirogue, ce qui ne prend pas plus de 5 minutes. Nous finissons par arriver sur la terre ferme, et c’est le moment de se changer, alors que nous n’avons plus aucune affaire à nous mettre, Quentin se retrouve en maillot de bain, et Lucile avec une serviette autour de la taille. Nous sautons à pieds joints dans la voiture qui nous attend, mais le calvaire n’est pas fini. Le chauffeur a décidé de mettre la clim à fond, nous sommes frigorifiés ! Pour parfaire le tableau, 2 minutes après être partis, au gros bruit à l’arrière du véhicule se fait entendre, il semblerait qu’une partie du pare-choc se soit détaché, en même temps que la roue (de secours !). Après un petit arrêt pour prendre du fil de fer afin de faire tenir, à peu près, le pare-choc et la roue, nous repartons, dans notre frigo roulant.

Arrivés en ville, nous cherchons un hôtel cocooning avec eau chaude parce que là c’en est trop ! Comme il fallait s’y attendre, nous finissons avec une bonne crève, et alors que nous avions prévu de nous retrouver avec les Français autour d’une bonne pizza, nous nous ravisons pour mourir tranquillement dans notre chambre d’hôtel.

Le lendemain, décollage pour la capitale, La Paz nous attend 😉

Combien ça coûte

Pour trois jours dans la pampa (transport + guide + logement + nourriture), nous avons payé 1200bob/pers. En plus de ces 1200bob, il faut rajouter les 150bob/pers pour l’entrée dans la réserve nationale Yacuma.

A voir à Rurrenabaque

Euh… l’intérêt de Rurrenabaque est d’organiser un séjour dans la forêt amazonienne. La ville en elle-même n’a rien de spécifique, seulement peut-être la piscine qui se trouve en hauteur et qui offre réellement une jolie vue sur la vallée.

Où dormir à Rurrenabaque

Nous avons tenté trois hôtels différents, un par nuit !

– Le premier, le Béni, sur la rue principale, offre une très jolie vue sur le fleuve si on est au 2ème étage. Pour 100bob/nuit, on en a pour notre argent.

– Le 2ème, Las Tucanes, au même prix, est un peu plus excentré (mais le centre-ville est petit) et offre un petit petit-déjeuner. La chambre est correcte mais moins spacieuse qu’au Béni.

– Le 3ème, l’Oriental, à 150bob/nuit, offre de l’eau chaude, un petit-déjeuner, et surtout un service de qualité. Etant malade, ils ont pris soin de nous en nous offrant des petites tisanes pour nous réchauffer et tenter de nous guérir.

Où manger à Rurrenabaque

– La Bella Italia, restaurant simple ne servant que des pizzas, mais tenu par une vraie Italienne (et ça change tout !).

– Luna cafe. Nous ne l’avons pas testé nous-mêmes, mais nos camarades Français de la pampa nous en on fait des éloges. En effet, durant notre séjour dans la pampa, c’est lors d’une soirée dans un bar, que le gérant nous a offert une pizza dans le Luna Café pour tous les 4. Bien sûr, Quentin et moi n’avons pu nous y rendre du fait de la pluie tropicale qui nous avait retourné, mais Violette et Florian ont pu s’y rendre, et ont vraiment apprécié leur pizza. Alors n’hésitez plus !

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