Chili : de Valparaiso à Iquique

A l’assaut du nord du Chili

(photos : de Valparaiso à Iquique)


Nous partons de Valparaiso le soir pour prendre le bus de nuit. C’est une grande première pour nous et nous ne savons pas vraiment à quoi nous attendre. Dans ce cadre, nous avons prévu : coussin, sac de couchage, masque pour dormir, sandwich pour le repas du soir et gâteaux pour le matin. Bref nous sommes parés !

Bien sûr, nous n’étions pas préparés au fait que le car allait s’arrêter à d’autres terminaux de bus sur la route, pour faire monter et descendre des passagers… Forcément, quand tu as de nouveaux colocs toutes les 2h, tu ne dors pas d’un sommeil profond.

Caldera

Néanmoins, le voyage se passe sans encombre, et nous arrivons à Caldera, un peu fatigués, mais plutôt contents de cette nouvelle expérience.

Anecdote : c’est ici, après déjà 10 jours dans le pays, que nous comprendrons que nous avons des habitudes différentes en ce qui concerne les toilettes ! Bon, je vais devoir expliquer. Tout d’abord, les toilettes publiques sont payantes au Chili (et dans toute l’Amérique du Sud). La plupart du temps, il y a une personne pas très loin, un peu comme nos anciennes dame-pipi, qui attend le « client ». Maintenant, passons aux divergences avec nos pays occidentaux. Une fois la pièce donnée, la « charmante » personne vous remet quelques feuilles de papier toilette, et c’est à vous de jouer. Notre drame ce jour là, il n’y a pas d’eau dans la chasse d’eau… Sans vous faire un dessin, c’est un moment de gêne infini, surtout quand on entend la dame pester ! On commence alors à comprendre qu’on a fait une erreur, et que le papier devait aller dans la poubelle et non dans le toilette. En effet, les canalisations en Amérique du Sud ne sont pas au meilleur, du coup on ne met pas de papier dans les toilettes mais dans une poubelle prévue à cet effet. Nous nous ferons confirmer cette information par la suite, et nous resterons choqués quelques jours, à devoir jeter notre papier dans une poubelle, le plus souvent pas fermés, et sans sac…

Aparté : pour la petite histoire, Lucile était impressionnée de voir des poubelles dans toutes les toilettes en se disant « Ce pays est vraiment plus évolué que chez nous, enfin on pense aux femmes et à leur cycle ». Autant vous dire qu’elle est retombée très vite de son nuage quand elle a compris la raison de cette présence automatique.

3-baia-inglesa-une-des-plus-belles-plages-du-chili-a-quelques-minutes-de-caldera Après cet instant fort instructif, nous rejoignons notre hôtel pour y déposer nos sacs, et se sentir libre de découvrir les environs. Nous tentons de trouver différentes attractions pour lesquelles nous sommes venus jusqu’ici, mais nous accumulerons les échecs. Nous cherchons donc le magasin de location de vélos pour rejoindre Bahia Inglesa. Après de nombreux allers-retours (heureusement la ville est petite), nous découvrirons que ce qui était peut-être notre magasin, semble fermé. Nous rejoignons alors le bureau de tourisme de la ville qui n’ouvre qu’à partir de 14h30 (les horaires d’ouverture en Amérique du Sud sont vraiment différentes de chez nous…) et qui n’aura, en définitive, aucun intérêt. Le jeune garçon, pas méchant pour un sou, ne peut rien faire pour nous. Il n’a pas de téléphone pour appeler les agences qui pourraient nous intéresser, et il n’y a pas de site internet. Par ailleurs, il nous explique que les cabines téléphoniques ne fonctionnent pas ici donc très simplement, on l’a dans l’os. Pour le vélo, il n’a même pas l’air au courant donc nous comprenons que nous allons devoir nous débrouiller par nous même. C’est la première fois (mais non la dernière) que l’on trouve un office de tourisme aussi inutile. A se demander vraiment à quoi il sert… Bref, comme nous ne sommes pas venus pour rien, nous trouvons un colectivo (les colectivos sont des taxis, qui ne sont pas privatifs, ce qui permet de descendre le prix, vu que des gens vont entrer et sortir en permanence) qui nous emmène à la fameuse plage de Bahia Inglesa, et là, on profite enfin. Bien sûr, la plage est déserte, nous sommes hors-saison, un vraiment moment de plaisir.

Parque Nacional Pan de Azucar

13-isla-pan-de-azucar Mais cet aspect « seuls au monde » va nous desservir par la suite ! En effet, comme nous n’avons pas pu appeler les agences pour nous emmener le lendemain au Parc National Pan de Azucar, nous avons trouvé une autre solution. Nous prenons le bus pour Chanaral, et de là, nous espérons trouver des tours pour nous y emmener (c’est la ville juste à côté). Mais que neni, nous sommes seuls dans cette ville à 9h du matin. Pas une agence de tourisme en vue, nous finissons par nous rabattre sur le bureau de tourisme, qui va être pire que le premier ! Nous semblons gêner la jeune fille présente, qui n’a pourtant rien d’autre à faire que de nous répondre. De la même façon qu’à Caldera, elle nous expliquera qu’on ne peut contacter les agences que par téléphone, et qu’elle n’a pas de téléphone à nous prêter, tout en écrivant des textos à ses copines… On reste calme, même si le désespoir commence à nous gagner, et nous décidons, de nouveau, d’emprunter un colectivo. Nous en trouvons enfin un, qui nous annonce un prix démentiel, mais nous arrivons à négocier l’aller-retour pour 20.000 pesos. Nous partons alors sur une route déserte, nous pénétrons dans le parc où on ne paye pas les droits d’entrée (nous pensons que nous sommes particulièrement chanceux ce jour, alors que cela s’explique par le fait que nous sommes en basse saison), mais en arrivant au bureau d’accueil, celui-ci est fermé. Notre chauffeur, Andrès, nous emmène alors un peu plus loin, dans la baie des pêcheurs, et nous invite à venir dans la maison de son ami. Lucile commence à se sentir particulièrement mal à l’aise, et ce qui devait arriver arriva, nous allons devoir parler prix ! Nous ne verrons jamais l’ami d’Andrès qui était censé nous faire faire un tour en 4×4 dans le parc. Par contre, si nous voulons que ce soit 20.000 pesos, on repart maintenant, sinon c’est 30.000 ! Nous sommes pris au piège, soit nous dépensons 20.000 et nous ne voyons pas le parc, soit nous allongeons 10.000 de plus. L’endroit étant particulièrement désert, nous choisirons la deuxième option faute de solutions, en priant pour que notre chauffeur revienne bien nous chercher (bien qu’il eut tout intérêt à le faire, l’argent n’étant pas encore entre ses mains). Une fois seuls au milieu de nulle part, nous partons pour une randonnée de 4h, plus au moins balisée, avec un peu d’escalade de temps en temps, mais dans quel guêpier nous sommes nous fourrés ?! Pour le coup, nous qui n’aimons pas tellement les lieux touristiques, nous sommes servis, nous n’avons pas vu âme qui vive durant toute la journée, même pas d’animaux ! Nous finirons cependant sur une plage splendide, à nous délasser en ne comprenant toujours pas vraiment ce qu’il nous arrive.

A 16h, nous retrouvons Andrès (soulagés) et nous repartons vers la ville (c’est environ à 30km). En route, il nous offrira quelques petits arrêts (en même temps il peut le bougre, on lui a fait sa journée !) pour voir différents rochers en forme d’animaux : vache, tortue et éléphant. Il nous emmènera aussi dans un lieu secret, où des stalactites de sel se forment, mais malheureusement pour nous, il n’y en aura pas ce jour. Enfin, il nous expliquera que la plage de la ville est complètement contaminée par les résidus chimiques rejetés par l’industrie locale de traitement du cuivre, et que les autorités ne font rien car ce serait tuer la poule aux œufs d’or régionale, qui fournit notamment la majorité des emplois du secteur. Environnement ou croissance, ici aussi le problème existe. De plus, nous constaterons une autre source de pollution, les déchets déversés un peu partout. On verra entre autres des carcasses de voiture et camion, des pots de peinture, du plastique…une vraie décharge sur la plage. Ces constatations faites, nous ne sommes pas mécontents de rentrer sur Caldera ! Nous partons le soir par un bus de nuit (oui, ça nous a pas tant déplu que cela finalement) donc en attendant, il faut s’occuper, quoi de mieux qu’un petit repas. Nous cherchons la rue Edwards, sur laquelle se trouve le Cafe Museo, décrit de façon élogieuse dans notre guide. Nous ne serons pas déçus, et après un bon café, et une formidable tarte au citron, nous partirons dans une discussion avec les gérantes plus que gentilles. Quentin se retrouvera même au téléphone avec le fils d’une des deux, car il parle anglais et pourrait nous renseigner devaient-elles se dire… ça fait partie de ces moments que l’on n’explique pas ! Bien repus, nous partons attendre notre bus pour Iquique.


A voir

  • une petite balade sur le front de mer peut s’avérer être une bonne idée. Le lieu est agréable, pour un joli coucher de soleil, c’est un bon spot.

  • Bien sûr, la plage de Bahia Inglesa. Eau turquoise, sable blanc et quelques rochers pour ajouter une touche artistique.

  • Le parc Pan de Azucar, mais surtout, ne faites pas comme nous ! Passez par un tour, ça ne vous reviendra pas beaucoup plus cher (30.000pesos/pers contre 22.500/pers pour nous-> 15.000 de bus + 30.000 de colectivo), et vous aurez un guide, vous ferez aussi un musée dans les alentours, et surtout, vous verrez le mirador, ce que nous n’avons même pas eu le temps de faire !

Où dormir

Apart Hotel Caldera à 35$/nuit. C’est pas donné mais nous n’avons pas trouvé beaucoup d’alternatives. Par ailleurs, l’hôtel était calme, propre et tout fonctionnait. L’avantage, c’est qu’on avait un petit coin cuisine, ce qui nous a fait économiser pour les repas.

Où manger

Comme dit plus tôt, on a surtout utilisé notre cuisine. Cependant, on peut rementionner le Cafe Museo dans la rue Edwards. Parfaite adresse pour un petit goûter (commandez la Lemon Pie absolument!) et les propriétaires sont vraiment géniales.

Sinon, il y a aussi de nombreux petits restaurants qui proposent des menus entre 3500 et 5000 dans les petites rues du centre-ville (évitez le front de mer qui est plus cher pour les mêmes produits).

Comment se déplacer

Pour les environs de la ville, prendre un colectivo (la plupart se trouvent sur la place principale, au niveau de l’église).

Pour s’éloigner, il y a les bus. De notre côté, nous étions abonnés à Turbus, mais il y a aussi Pullmann et d’autres compagnies. Pour notre part, on est resté fidèles car les bus étaient en bon état et on pouvait réserver sur internet. Mais il est certainement possible de trouver des tarifs plus intéressants : à voir la qualité du bus tout de même !


Iquique

28-eglise-iquique Après une nuit en salon cama (on a changé de gamme pour la nuit. 9 places seulement avec des sièges plus larges et une meilleure inclinaison. On ne se refuse rien en voyage!) nous voilà à Iquique. La ville est immense, ça grouille de gens, après Caldera, nous sommes un peu décontenancés. Le temps de reprendre nos esprits et de refuser une centaine de propositions de taxi, nous voici alpagués par un bus qui nous demande où on va. Par chance, c’est notre bus, le micro 9, qui pour une bouchée de pain, va nous emmener chez Carolina, notre nouvelle hôte Airbnb. Nos gros sacs sur les genoux, nous voici partis pour 1h dans les bouchons d’Iquique. WELCOME ! Néanmoins, l’accueil de notre hôte nous fait complètement oublier tout ce brouhaha et nous apprécions un peu de répit dans une jolie chambre et un lit moelleux. N’étant pas venus ici pour roupiller, nous rechargeons les batteries et repartons pour le centre, afin de faire quelques courses, et surtout, de voir la ville. Nous arpentons les rues du centre totalement bondées puis nous cherchons la rue Baquedano, celle qui conserve des vestiges du boom minier (XIXème) avec des balcons en bois et de jolies façades stylisées. De la Plaza Prat, nous rejoignons le bord de mer, d’où l’on apprécie aisément le coucher de soleil qui offre de magnifiques couleurs sur l’eau, mais aussi sur l’immense dune de sable qui se trouve derrière la ville. Avec le petit plus ce jour là, une belle pleine lune, un vrai paysage photogénique.

34-coucher-de-soleil-sur-la-plage-diquique

Le lendemain, Carolina nous réveille avec un bon petit déjeuner et nous donne de nombreux conseils pour la suite de notre voyage (elle va même appeler un ami à elle qui vit à Putre, pour savoir comment s’y rendre). Nous repartons avec nos gros sacs, en direction d’Humberstone.

Anecdote : en arrivant au terminal de bus où nous voulons laisser nos gros sacs pour profiter tranquillement de la ville, la jeune dame de la consigne nous annonce un prix exorbitant. Trouvant la couleuvre un peu grosse à avaler, nous nous renseignons alors pour savoir si le car que nous prenons en direction d’Arica plus tard, ne s’arrêterait-il pas à Humberstone par hasard (nous avions vu dans notre guide que la plupart des cars passent par cette ville). Par chance, c’est bien le cas, nous voici ravis de l’apprendre, cela nous évite un A/R à Iquique, on pourra rester plus longtemps sur place, et ainsi mieux en profiter. Merci à la jeune dame de la consigne qui a voulu nous arnaquer;)

Humberstone

43-humberstone3 Nous prenons un mini-car au niveau du marché d’Iquique en direction d’Humberstone qui nous dépose pour ainsi dire, au milieu de nulle part ! Le lieu semble désertique, mais à y regarder de plus près, il y a des constructions au loin. En arrivant, aucun problème pour laisser nos gros sacs à l’accueil (et sans frais!) et nous voici dans cette « ville fantôme » datant de l’âge d’or de l’exploitation des mines. L’impression y est très étrange. Tout y est : l’école, l’hôpital, l’église, la place principale, les habitations…mais pas âme qui vive. Le lieu semble avoir était quitté du jour au lendemain, sans que les gens pensent ne pas rentrer ! Les outils sont sur le terrain, les casseroles sur le gaz…c’est comme un arrêt sur image. Ce lieu dépeint une époque prospère où les mines ont créé de nombreux emplois mais tout s’est effondré de façon précipitée pour ne laisser au final que des fantômes. Quand le vent s’infiltre dans les toits en taule ou par les trous créés par l’usure du temps, on se croirait dans ces films apocalyptiques de fin du monde. Nous sommes restés béats face à un passé si présent… Mais pas le temps de s’appesantir, nous devons retourner sur la route au milieu de nulle part, pour prendre notre car vers Arica.

Anecdote : au milieu de nulle part, nous imaginons facilement que personne ne viendra nous chercher. Après seulement 30min d’attente, ALLELUIA, notre car arrive. Quentin tend les billets au chauffeur, mais celui-ci nous indique que ce n’est pas le bon car, c’est celui d’après. Nous sommes interrogatifs, mais si le monsieur le dit, on va le croire. Nous disons au revoir à ce car, et commençons une interminable attente pour un soi-disant autre bus. Lucile passe par toutes les couleurs, on aurait dû monter quand même, on va mourir dans ce trou, je sens la fin venir…Bref, 30 autres interminables minutes, avant qu’effectivement, un autre car arrive. C’est le notre, nous sautons dedans avec un plaisir inexplicable, et nous partons pour Arica, à l’extrême nord du Chili.


A voir

  • la plage : elle s’étend sur des kilomètres et offre de jolis points de vue. Elle mérite un arrêt pour y voir les surfeurs, mais aussi le coucher de soleil.

  • la dune : visible de n’importe où dans la ville. Une des attractions du coin, c’est de sauter en parapente du haut de la dune. Nous ne l’avons pas fait car nous n’avions ni le temps, ni l’argent, mais de ce qu’on en a entendu, c’est vraiment sympa à faire.

  • Humberstone : arrêt obligatoire pour toute personne qui se rend à Iquique. C’est à seulement 30min en car et ça vaut vraiment l’arrêt. Pour rentrer sur le site, ce n’est que 3000 pesos, et vous pouvez facilement y rester la journée si vous le souhaitez.

Où dormir

Chez Carolina bien sûr ! Pour 20€, vous avez un lit du tonnerre, l’accès à la cuisine, une chambre privée super agréable, un petit déj offert et surtout, une hôte très concernée qui vous conseillera du mieux qu’elle le peut. Si vous voulez son contact, n’hésitez pas à nous le demander;)

Comment se déplacer

Le plus simple, c’est de prendre ce qu’ils appellent les « micros ». Ce sont des bus avec des numéros, ce qui indique leur itinéraire. Pour une somme modique, nous pourrez aller où vous voulez dans la ville.

Pour Humberstone, le mieux c’est de prendre les minis-cars sur la place du marché. Vous pouvez aussi prendre un car classique à destination d’Arica, mais il semblerait qu’ils fassent payer le trajet complet, ou en tout cas, une sacrée somme donc c’est vous qui voyez !


Nouvelles impressions :

    • chapelle sur les routes : alors que nous émergeons de notre première nuit dans un car, nous voyons assez régulièrement, sur la route, des sortes de petites niches, souvent surmontées d’une croix, avec des gerbes de fleurs, des icônes religieuses… Nous comprenons assez rapidement que ce sont des morts sur la route qui sont honorés ici. Seulement ce n’est pas comme chez nous, avec nos silhouettes et chiffres pour nous sensibiliser aux dangers de la route. Non, nous voyons bien que ce sont de véritables lieux de recueillement et nous sommes même témoins d’un signe de croix de la personne qui se trouve à côté de nous dans le bus. Ces chapelles, nous les verrons tout au long de notre voyage, jusqu’en Equateur.

    • route entre océan et plages désertiques d’un côté, et dunes et désert de caillasses de l’autre. Cette route ne nous rappelle rien de chez nous ! L’océan nous suit sur notre gauche tout le trajet, tandis que nous voyons à notre droite, soit des dunes de sable immenses, soit des déserts de caillasses, d’une aridité déconcertante. La route est un dépaysement à elle seule.

    • Des femmes montent dans le bus pour proposer des barres de chocolat, des bonbons… à chaque arrêt. Au lieu de devoir anticiper son trajet, ou même de devoir sortir 2 minutes du bus pour s’acheter une sucrerie, des femmes montent et descendent du bus pour vous apporter tout ça directement à votre siège ! Nous sommes particulièrement surpris les premières fois, puis avec le temps, on s’habitue à tout !

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