Chili : Santiago et Valparaiso

Hola Chile !

(Photos Chili : Santiago et Valparaiso)

Après une escale à Panama, nous arrivons à Santiago, capitale du Chili, après 1 journée de transport, complètement épuisés, sans parler de l’attente à l’aéroport de LAX ! Toutefois, nous sommes chanceux, nous arrivons en soirée, ce qui veut dire que notre seule ambition de cet instant est d’aller se coucher. Nous nous étions renseignés sur les différents moyens de rejoindre le centre depuis l’aéroport, et le mieux semblait être le taxi collectif, Transvip, qui nous déposait directement devant la porte de notre AirBnB. Après s’être fait littéralement alpagués par les taxis dès la sortie des douanes, nous trouvons facilement le bureau de la compagnie Transvip et nous n’attendons pas bien longtemps avant de partir. Nous arrivons ainsi chez Patricia vers 22h, un dimanche, et elle nous accueille chaleureusement, bien qu’elle travaille le lendemain. Nous prenons nos quartiers dans cette petite chambre qui ne nous coûte vraiment pas cher, et partons dans les bras de Morphée sans mal.

Visiter Santiago

3-vue-de-santiago-depuis-notre-loc2 Nos débuts à Santiago sont très reposant, nous ne faisons que dormir ! Nous sommes tellement bien chez Patricia qui nous a accueillis comme des rois, que nous en oublions presque de découvrir la capitale du Chili ! Heureusement, nous prenons notre temps, ce qui nous permet de faire quand même quelques petites découvertes.

Pour commencer facilement cette introduction dans la ville, nous choisissons de nous faire porter par Tour4tips. Le concept est simple, nous faisons une visite guidée, et selon notre satisfaction, nous payons ce que nous voulons, parfait pour les petits budgets que nous sommes !

Grâce à cette visite, nous verrons les lieux emblématiques de la ville, et nous aurons même un petit résumé de l’histoire du pays, sa fondation, le renversement de Salvador Allende (premier président socialiste élu en Amérique latine), la dictature de Pinochet… Pour le tour, ce sera bien sûr, la Plaza de Armas avec ses bâtiments administratifs, ses statues… Nous passerons également par la Modena, le Parque Forestal ou encore le GAM (centre culturel). Cette visite est un réel point de départ pour nous, et nous pouvons à présent nous lancer tous seuls dans cette grande ville.

Anecdote dans le GAM :

Le GAM, aujourd’hui centre culturel de la ville de Santiago, était un véritable symbole voulu par Allende après son élection. La construction du bâtiment représentait une forme d’hommage aux travailleurs chiliens et une référence directe au pouvoir que ces derniers obtenaient une fois unis et luttant ensemble pour plus de justice sociale. Pour preuve, les poignées d’une des principales salles de conférence du bâtiment représentaient deux poings levées vers le ciel. Le bâtiment devint le Ministère des finances sous le régime de Pinochet. Après sa prise de pouvoir, le dictateur voulait résolument détruire le symbolisme socialiste du lieu. C’est ainsi qu’en découvrant les poignées et les poings vers le haut, il décida, non de les retirer, mais d’en inverser le sens. Ainsi, durant tout son règne, les poings n’allaient plus vers le haut, mais vers le bas, remplaçant le symbole de la lutte par un symbole répressif, tel des menottes aux poignets du peuple chilien…

Il est temps pour nous de voir de nos propres yeux le « Paris y Londres », c’est un petit quartier, au milieu de la ville, où on se croirait chez nous ! Des rues pavées, des lampadaires parisiens, une architecture de type haussmannienne, bref, un petit retour aux sources le temps d’un détour dans ces rues. Plus tard, nous partirons à l’assaut du Cerro San Cristobal, pour découvrir le point de vue sur la ville…manque de chance, nous prendrons le mauvais chemin, celui en travaux (bien sûr, ce n’était mentionné nulle part), et nous rebrousserons chemin en nous disant que finalement, nous avons un très beau point de vue de notre appartement du moment, situé au 22ème étage !

L’échec ravalé, il est temps d’aller faire du shopping ! Nous détestons ça en France, mais pas le choix, nous n’avons que des vêtements d’été, et avec notre ambition de partir dans les montagnes du Chili, il nous faut absolument un équipement adapté. Direction Le MALL du Chili, dans la plus haute tour d’Amérique du Sud. Rien de très dépaysant, on se croirait aux 4 temps de la Défense. Ni une ni deux, pull en laine et bonnet en poche, nous ressortons au plus vite de ce lieu de perdition ! Nous finissons alors dans le quartier Bellavista, qui est le quartier étudiant, avec toutes les universités et les bars qui vont avec. Moyennement convaincus par l’ambiance (nous sommes des vieux maintenant), nous rentrons dans notre petit chez nous, au chaud, avec notre petite bouteille de vin chilien et notre super hôte.

La veille de notre départ, nous prenons notre courage à deux mains afin d’aller jusqu’au cimetière (un lieu hautement décoré par les locaux et qui représente une attraction touristique en soit). Quand nous arrivons, celui-ci est fermé depuis quelques minutes, nous sommes dépités, et le sympathique gardien également, mais l’heure c’est l’heure. Nous partons alors en direction du marché qui n’est pas très loin, mais il semble un peu glauque, avec des petites rues sombres et encombrées de déchets, nous ne sommes pas à l’aise et repartons tous penauds.

Pour ne pas finir sur un échec, nous décidons d’aller à La Casa de la Cueca, que Patricia nous a recommandé, pour découvrir la danse traditionnelle de cette région (il existe 3 types de danse traditionnelle au Chili, selon chaque région, du Nord, du Centre ou du Sud). C’était sans compter notre don pour oublier le plan avec l’adresse…nous marchons pendant des heures, jusqu’au moment où nous acceptons l’évidence, nous ne la trouverons pas sans l’adresse ! Dernier échec de la journée, il est temps de rentrer pour faire notre paquetage et partir de cette ville qui ne veut pas de nous !


Où dormir

Chez Patricia ! AirBnB fonctionne très bien au Chili, nous vous le recommandons très fortement. Nous avons seulement payé 11000ps/nuit pour 2 (environ 15euros) et nous étions en plein centre-ville. Pour ceux qui le souhaitent, nous pouvons vous fournir son contact 😉

Où manger

Nous n’avons pas vraiment de resto à recommander car nous avions à disposition une cuisine, et notre supermarché n’était pas très loin !

29-notre-premiere-malbouffe-sud-americaine-l-italiano-dit-pour-les-couleurs Néanmoins, il y a un « plat » local à découvrir, c’est l’Italiano. L’idée n’est pas compliquée, vous prenez un pain à hot-dog, une saucisse, et vous ajoutez de l’avocat, de la tomate et de la mayonnaise, c’est prêt ! Pour pas cher (environ 800ps) vous avez mangé plus de graisse qu’il n’en faut en une journée !

Comment se déplacer

24-aventuriers-que-nous-sommes-nous-tentons-meme-le-metro-de-santiago-aux-heures-de-pointe Le réseau de métro est plutôt bien développé. C’est le meilleur moyen de se déplacer dans le centre-ville, sachant qu’il y a sans cesse des bouchons dans la ville. ATTENTION, il y a un système de couleurs, vert et rouge. Selon où vous voulez aller, il faut vérifier que votre station de destination est en rouge, en vert, ou bicolore. Si elle est bicolore, vous pouvez monter dans n’importe quel train. Si elle a une couleur en particulier, montez bien dans le train de la même couleur ! (pour les repérer, ce sont des lumières verte ou rouge à l’extérieur du train, on ne peut pas les rater)


Nos premières impressions

  • Il y a des chiens errants partout ! Mais le plus surprenant, c’est qu’ils sont plutôt en bonne santé. En en parlant avec notre guide, nous apprendrons qu’en fait, ces chiens sont respectés par les habitants, et qu’ils sont souvent nourris en peu partout. Par ailleurs, à force de se déplacer en ville par eux-mêmes, ces chiens ont développé une compréhension du système routier : ils passent aux passages piétons, ils attendent au feu rouge…Bref, le meilleur moyen de ne pas se faire renverser par les chauffards du Chili, c’est de suivre les chiens !
  • La ville est surchargée. Il y a trop de voitures par rapport aux routes, c’est sans cesse bouché, les gens se bousculent. Et on ressent vraiment la pollution, par moment, il est difficile de voir au loin, à cause du nuage de pollution.
  • Nous nous faisons clairement klaxonner par les bus et les taxis pour qu’on veuille bien monter à bord. C’est un comble, pour nous parisiens, qui devons presque nous mettre sous les roues d’un taxi pour pouvoir monter, de se faire héler ici, même quand on ne demande rien !
  • 17-ici-il-est-courant-de-voir-des-personnes-en-aider-d-autres-a-faire-leur-creneau-pour-gagner-quelques-pesos Découverte de certains petits boulots locaux. Au feu rouge, il n’est pas rare de voir des « saltimbanques » qui font des tours devant les voitures avant que le feu ne repasse au vert. Nous avons vu des jongleurs, des danseurs de Cueca, des acrobates…bref, il y a des artistes de rue pendant l’attente au feu ! Autre petit boulot : les « gareurs ». Ces personnes sont dans la rue, et dès qu’une voiture va pour se garer, ils arrivent et lui font des recommandations. Évidemment, personne ne leur demande de l’aide, mais il est d’usage de leur donner une petite pièce pour le service rendu.

Visiter Valparaiso : la ville du street art

31-arrivee-a-valparaiso Au matin, nous prenons notre TurBus au terminal Esmeralda afin de rejoindre Valparaiso, à 1h30 seulement de Santiago. Nous arrivons sans encombre mais nous ne savons pas comment rejoindre notre nouveau AirBnB ! En effet, notre hôte nous a indiqué un bus, mais nous n’avons aucune idée d’où le prendre. Après des allers-retours avec nos gros sacs, nous trouvons enfin ce que nous cherchons, à 3 blocs du terminal. Et là, c’est l’aventure ! Nous prenons notre premier vrai bus chilien, avec un authentique Schumacher local ! Nous montons à la volée, trouvons à peine le temps de mettre nos sacs sur nos genoux, et c’est parti pour 5 minutes de prières ! Il semblerait que le code de la route n’ait aucune valeur par ici. Nous arrivons enfin à notre arrêt, surpris d’être en vie, et un nouveau challenge nous attend, il va falloir monter des marches, puis une petite colline pour rejoindre l’appartement…heureusement nous nous sommes bien reposés chez Patricia, nous prenons l’épreuve avec le sourire.

Après tant d’efforts, nous décidons de descendre de notre colline pour se détendre sur la plage qui n’attendait que nous, et passons l’après-midi en mode balnéaire. Le lendemain, direction le centre pour une balade guidée, toujours avec Tour4tips afin d’en découvrir davantage sur la ville.

Nous nous retrouvons sur la Plaza Sotomayor pour commencer le tour vers le port. Ce port était l’un des plus importants à l’époque des conquistadors espagnols, et il est devenu un passage incontournable au moment de la ruée vers l’or en Californie, étape obligatoire pour tous ceux qui traversaient le Cap Horn. Au XXème siècle, l’ouverture du canal du Panama a changé la donne, et ce n’est que des années plus tard, avec la reconnaissance de la ville par l’Unesco comme patrimoine mondial, qu’elle a retrouvé un peu de sa splendeur, et de son attrait. Une fois ce petit résumé historique effectué, nous partons en direction de la Plaza Anibal qui est un bon point de départ vers les bars et restaurants de la ville. Pour l’heure, nous nous dirigeons vers l’Ascensor Reina Victoria pour monter au Cerro Alegre. Nous déambulons dans les rues jusqu’à la Iglesia Anglicana, et nous continuons vers la Iglesia Luterana, avec sa fameuse croix gouvernail. Le petit tour continue avec l’histoire d’une maison brûlée. Elle est l’illustration de la problématique d’être une ville protégée : on ne peut rien changer par rapport à la date où le lieu est devenu classé. Cela veut dire que cette fameuse maison devrait être refaite à l’identique, et comme le propriétaire n’en a pas les moyens, la maison reste en lambeaux… sans possibilité d’y changer quoi que ce soit. Par ailleurs, ce petit arrêt nous permet de regarder de plus près le réseau électrique. C’est le moment de la visite où on prend véritablement peur ! Des fils dans tous les sens, par centaines. Notre guide nous explique que tout naturellement, chaque nouveau résident se relie au service central comme il l’entend, et souvent, quand ils partent, ils ne récupèrent pas leur fil… quoi de plus évident ! Nous finissons tranquillement par le Museo Palacio Baburizza, qui fut la demeure d’un tenor italien. Cette demeure a aussi toute une histoire, nous vous la raconterons si vous nous la demandez ;). La visite se termine par un passage secret, dans lequel nous mangeons les meilleurs empanadas du Chili. Ils sont farcis de viande, oignons, olives…MIAM, un délice pour les papilles.

Fin de la visite, nous sommes mis en appétit, nous décidons alors d’aller faire notre marché. Sur l’Avenida Argentina, se tient le marché de fruits et légumes de la ville. Nous repartons avec nos sacs de : fraises, pommes, citrons, avocats, tomates, patates, oignons, concombres ; le tout pour la modique somme de 3950pesos (5,20euros). Notre hôte Martha ne nous avait pas menti, c’est vraiment bon marché !

68-beaucoup-de-monde-sur-la-plage-et-on-na-pas-vraiment-compris-pourquoi-avec-tout-ce-beton-qui-lentoure Le lendemain, direction Vina Del Mar, la station balnéaire du coin, nous voulons voir ça de nos propres yeux. Après quelques minutes de train, nous sommes sur place, ne nous reste plus qu’à trouver le parc Quinta Vergara, tant loué dans notre guide. Nous le trouvons facilement, en revanche, nous n’en trouvons pas l’intérêt. C’est un parc plutôt quelconque, et cerise sur le gâteau, les beaux bâtiments à l’intérieur sont en travaux, nous avons donc l’impression d’être dans un chantier. Nous ne nous laissons pas décourager pour autant, et partons en direction de la plage. Nous remontons par la Plaza José Fco Vergara sur l’avenida Peru, et, après une heure de marche (ce n’était vraiment pas à côté) nous apercevons cette masse de gens, nous y sommes, la Playa Acapulco ! Le challenge est alors de trouver une place pour poser sa serviette, sans écraser quelqu’un au passage. Le bain de foule effectué, nous prenons quelque peu nos jambes à nos cous et cherchons l’arrêt de train le plus proche. Pour cela, nous passerons par l’avenida Von Schroeders, comme une impression qu’il y a des restes de colonisation dans le coin ! Nous rentrons dans notre petit nid douillet, où nous retrouvons Lupita et Cochito, nos 2 chats adorés.

Pour notre dernier jour, nous voulons absolument visiter le Cerro Bellavista, où se trouve le « musée à ciel ouvert » c’est à dire encore et toujours plus de street art, on adore ! Pour s’y rendre, nous passons par la Plaza Victoria, puis nous déambulons dans toutes les petites rues étroites que nous trouvons ! Après quelques heures, la faim nous taraude, il est temps de tester la « chorillana », le plat local. Pour en profiter pleinement, nous commandons la doble, et un Pisco Vaïna, il faut bien essayer. Bon soyons honnêtes, ce plat n’a rien de bon ! C’est un assemblage de frites, de saucisses et d’œufs, enfin rien de grandiose mais vu que c’est local…(c’est un peu comme la poutine du Canada, tu essayes parce que c’est le plat du pays, mais tu n’en reprendras pas une deuxième fois non plus!). Après ce petit arrêt, nous repartons en direction des Cerros Alegre et Concepcion où nous apprécierons nos derniers moments dans cette très jolie ville.


En bref

Pour visiter Valparaiso en 2-3 jours, perdez-vous dans les rues des Cerros : Alegre, Conception et Bellavista, vous ne le regretterez pas. Et si vous avez l’occasion pour commencer de faire un tour guidé, ça vous fera une bonne introduction pour la suite de votre séjour.

Où dormir

Comme pour Santiago, nous avons trouvé que AirBnB était très intéressant. Nous étions chez Martha et Gaston avec chambre et sdb privées + cuisine, salon commun. Et en prime, une machine à laver ! Bref, rapport qualité/prix, c’est imbattable, surtout que ça permet d’avoir les bons conseils des locaux ! 😉

Où manger

Le bon plan c’est de faire le marché sur l’avenida Argentina si vous avez une cuisine ! Par ailleurs, sur cette même avenue, vous trouverez le grand supermarché, pour tout le reste.

Sinon, il y a de nombreux restaurants sur l’avenida Condell, et de bons bar/brasseries dans la rue qui remonte vers l’Ascensor Reina Victoria.

Comment se déplacer

Il y a deux moyens économiques : les bus (de la mort) ou le train. Comme nous étions en AirBnB, notre hôte nous a prêté sa carte (600 pesos sinon) qui nous permettait de nous déplacer pour vraiment pas cher. Le train et le bus sont au même prix, environ 200pesos le trajet (le prix dépend de l’heure et du trajet) et il faut bien l’avouer, le bus est réservé aux personnes qui ne sont pas cardiaques ! Si vous restez quelques jours, préférez le train, c’est plus sûr !


Prochaine étape

Nous partons pour le nord du Chili. Le prochain arrêt est Caldera…

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