USA : de Port Angeles à San Francisco

(Photos : de Port Angeles à San Francisco)

Le départ du Canada se fait sans difficulté. Nous embarquons sur notre ferry après avoir passé la douane américaine (ce qui nous a pris 1min, ils ne nous ont rien demandé à part de payer notre permis de 6$/pers, et voilà, un coup de tampon !) et c’est parti pour une traversée d’1h30. Au début de la traversée, nous sommes bien installés dans nos sièges et d’un coup, les gens commencent à s’agiter autour des fenêtres. En effet, des baleines sont en train de faire le show pendant que nous passons ! Nous en voyons plusieurs groupes qui sautent, qui font claquer leur queue…c’est incroyable. Malheureusement, on ne s’y attendait pas une seconde, du coup, nous n’avons pas pu immortaliser ce moment comme on l’a vécu, mais vous pouvez quand même vous faire une idée du nombre sur cette vidéo :

Road trip : de Port Angeles à Seattle

A l’arrivée à Port Angeles, nous nous préparons psychologiquement à rencontrer la douane américaine, et ce coup-ci pour de bon car nous n’avons eu aucune question à l’embarquement et là nous nous trouvons véritablement sur le sol de l’oncle Sam.

Cette rencontre se résumera en 4 questions :

  • D’où venez-vous ?
  • Où allez-vous ?
  • Combien de temps restez-vous aux USA ?
  • A qui appartient la voiture ?

Suivie d’un :

« Have a nice day ! » (avec un grand smile).

Nous qui nous nous attendions à devoir vider la voiture devant tout le monde, nos gros sacs à dos de backpackers, et tout présenter, nos courses, nos ustensiles de cuisine et de camping…rien de tout ça ! Nous n’avons définitivement pas rencontré le cowboy qui fait du zèle !

Ceci dit nous pensons également que le fait d’être passés par la voie maritime pour rejoindre les US, et non la voie terrestre, aura aidé à gagner du temps. Ici, si la douane fait du zèle cela doit retarder l’ensemble du trafic maritime et impacter les différentes infrastructures et personnels s’y référant. Le douanier doit vraiment avoir un gros doute sur la personne pour pouvoir se permettre de paralyser tout le réseau… En revanche si l’on passe par la voie terrestre, le seul impacté par le retard ce serait vous, donc il peut y avoir du zèle et ce, pour chaque contrôle… Enfin ce n’est que notre avis !

Anecdote : arrivés sur le sol américain, nos dollars canadiens n’ont plus aucune valeur, nous devons donc tirer des dollars américains. C’est ce que nous faisons dans 2 distributeurs différents (car le premier ne nous permettait pas de tirer assez) puis nous partons faire nos courses. Au moment de recompter les billets pour prendre seulement ce dont on a besoin, nous découvrons qu’il nous manque 40$. Après 4 ou 5 vérifications, le verdict est sans appel, nous nous sommes fait arnaquer par un distributeur, mais lequel ?! Mystère et boule de gomme, nous nous assiérons clairement sur cette somme, les débuts aux USA nous coûtent cher !

4-superbe-cote-a-lextreme-nord-ouest-des-usa2 Il est temps pour nous de rejoindre notre premier camping du pays, à Salt Lake Recreation Area, où nous trouvons un emplacement magnifique, et nous nous faisons même confirmer par le Ranger (super sympa) qu’il est effectivement disponible. (Nous aimerons tellement l’endroit que nous reviendrons le lendemain, au même emplacement !).

Avant de quitter le camping, au matin, nous faisons un petit tour au Tongue Point et Bunker trail pour profiter de la vue sur la mer et la forêt. Très bel arrêt qui nous met en confiance pour le reste de notre périple.

La suite de la journée se déroulera autour du Olympic Park où nous attend un premier arrêt dans la ville de Forks, réputée pour ses nombreuses scènes tournées de Twillight (wahou !). La voiture de Bella prise en photo, nous pouvons poursuivre vers la Push avec la First Beach, et ses rochers et arbres gigantesques.

Pas le temps de s’attarder davantage sur la péninsule, après un saut de puce au lac Crescent tant recommandé (qui nous rappellera les lacs canadiens), Seattle nous ouvre déjà ses bras !

Seattle

19-seattle2 Le premier jour ne sera composé que de voiture, et surtout de détente dans notre logement, après quelques jours de vadrouille, nous en avons plus que besoin et en profitons largement !

Dès le lendemain, l’assaut est lancé, nous partons à la découverte de la ville « grunge » et de ses transports. Aucune difficulté pour accéder au downtown par le tram, et ce sera même l’occasion pour nous de rencontrer notre premier américain, qui nous offrira un échange aussi agréable que surprenant. Nous voilà face à un sympathique inconnu qui nous présente une grosse tête de beuh sortie de sa poche et ce devant tout le monde, très fier de pouvoir annoncer que c’est totalement légal ici, et que si nous en voulons, il y a de nombreux magasins en ville de grande qualité !

27-seattle10-grande-roue-sur-la-jetee Après ce moment déconcertant, c’est parti pour le waterfront, où nous découvrons des magasins en tous genres et la grande roue de Seattle. Surtout, nous dégustons ici notre premier hot dog américain (un délice). Nous errons ensuite bien tranquillement, en s’arrêtant de temps en temps devant des lieux qui furent de hauts lieux du grunge à une époque…il faut bien le dire, il n’en reste rien L Nous continuons notre balade en remontant Pike Street qui nous emmène au fameux marché public «Pike Place Market » qui regorge de victuailles et de choses en tous genres. Nous empruntons alors Pine Street pour revenir vers le centre et arriver jusqu’au Paramount, où Nirvana a joué à l’époque (les lieux ont bien évidemment changé entre temps). La séquence nostalgie passée, nous sommes éreintés et décidons de prendre le monorail pour accéder à l’autre côté de la ville, avec la fameuse tour de Seattle et le centre qui fut érigé pour une exposition universelle. Après 3 minutes de monorail, nous sommes déjà arrivés, et nous ne savons pas quoi faire ! Le lieu est sans intérêt, nous arrivons devant ce qu’ils ont baptisé la « Fontaine Internationale » qui n’est ni plus ni moins qu’une fontaine sans aucun charme. Bref, nous repartons tous penauds, sans avoir réellement saisi l’intérêt du lieu.

Soap Lake : woofing dans une ferme de chèvre et d’alpagas

44-de-beaux-paysages-nous-attendent-loins-de-la-grosse-ville Après une journée très riche sur Seattle, il est déjà l’heure de repartir, en direction de notre prochain woofing à Soap Lake, chez Leslie et David. Avant de quitter la ville, nous faisons un petit détour pour voir la dernière maison de Kurt Cobain (donc oui, celle où il s’est suicidé), que nous trouvons avec beaucoup de difficulté. La maison n’a aucun signe distinctif, un gros portail en cache une bonne partie, bref, tout est fait pour qu’on oublie. Heureusement, cette maison se trouve en bordure d’un mini parc, dans lequel un banc a été « sanctifié » par les fans, qui permet de confirmer qu’on ne s’est pas trompé d’endroit ! Le pèlerinage effectué, nous partons pour des heures interminables de bouchons dans l’Etat de Washington, afin de rencontrer nos prochains hôtes.

41-les-fans-de-nirvana-viennent-decorrer-le-principal-banc-du-parc-adjacent-a-la-maison Astuce : pour ceux qui voudraient se lancer sur les traces de Kurt, la maison est au 171 Lake Washington boulevard (le numéro n’est pas affiché), en face du 168 qui lui est écrit. On peut se garer au Denny Blaire Park, qui est juste à côté.

A notre arrivée, c’est James qui nous accueille, un autre workawayer (originaire de l’Alabama) arrivé il y a 3 semaines. Il nous permet de rentrer la voiture à travers les différentes chèvres et chevreaux en liberté. C’est pour nous l’occasion de faire la connaissance de Pastelle, la chèvre/chien. En effet, elle se comporte comme un animal de compagnie, elle nous suit partout, elle aime les caresses, et surtout, elle nous réclame dès qu’on la laisse seule. On rencontrera aussi Erna, la chienne qui fait en sorte que les bêtes soient en sécurité jour et nuit. Pour cela, elle reste dehors en permanence, du coup, elle n’est pas contre un peu de compagnie dès qu’on a un peu de temps à lui consacrer. Cette chienne est magnifique, et c’est vraiment une grosse boule de tendresse.

Le travail

James nous explique quel va être notre travail pendant les quelques jours que nous allons passer dans la famille. En gros, nous allons nourrir les animaux et faire en sorte qu’ils se sentent bien.

Pour cela, tous les matins, à 6h, nous commencerons par donner des biberons aux chevreaux (tellement cute !) puis à nourrir le reste des animaux. En commençant par les chèvres puis les alpagas. Cela consiste en des seaux de grains + de la paille + de l’eau, et le tour est joué.

Les bêtes nourries, c’est l’heure de la traite. Bien évidemment, nous n’avons jamais fait cela auparavant, donc nous sommes complètement gauches et incapables de faire sortir la moindre goutte de lait dans un premier temps. Puis nous prenons le coup de main, et sur la fin de semaine, nous ne sommes pas peu fiers de remplir nos bouteilles de lait !

Une fois le nourrissage et la traite terminés, nous avons droit à une grosse pause pendant laquelle nous savourons un délicieux petit déjeuner concocté par David, tout en discutant devant la tv, toujours allumée devant les infos (nous sommes à quelques semaines de la prochaine élection présidentielle, entre Trump et Clinton !).

Après le petit déjeuner, les tâches sont rarement les mêmes. Nous pouvons :

  • aider dans le potager,
  • nettoyer un box,
  • refaire une clôture,
  • vacciner les plus jeunes,
  • faire une petite coupe d’été aux plus âgés pour leur remettre de l’insecticide,

Les loisirs

Malgré le temps libre incroyable que nous avions, nous ne travaillions quasiment que le matin, nous ne sommes pas beaucoup sortis ! En effet, nous avons passé du temps à nous mettre à jour sur le blog, à prévoir la suite de notre itinéraire aux USA, et surtout, nous avons partagé beaucoup de moments avec James, Leslie et David.

Nous avons adoré nos échanges sur tous les sujets qui concernent les USA. Les élections bien sûr, mais aussi le football américain, le système de santé US, les armes à feux, les guerres dans le monde, le système universitaire, le 11 septembre…bref, nous avons rarement eu d’échanges aussi passionnants que lors de ce woofing, en partie grâce à James, que nous ne savons comment remercier pour son honnêteté et son recul qu’il nous a offert durant ces quelques jours.

76-soap-lake Néanmoins, avant de partir de ce lieu, nous avons quand même décidé de faire un petit tour des environs pour se faire une idée de « l’Amérique profonde » ! C’est parti pour une après-midi découverte des lacs alentours et de la petite ville de Soap Lake. Pour résumer, la ville se contente d’une station essence, d’une église russe (il semblerait qu’il y ait une forte communauté russe dans le coin !), de 3 bars et 2 restaurants. Le tour est fait ! Cependant, ayant notre guide personnel, James, nous osons entrer dans ce qu’ils appellent un « dive bar » (en gros, le troquet chez nous) pour y goûter la fameuse « budlight », une bière très légère et vraiment pas chère, mais aussi différents mets, bien gras. Pour Lucile ce sera le « Patty melt » avec des « tater-tots » et pour Quentin les « Stuffed spuds ». Pour faire simple, des plats très riches et consistants, qui nous plâtrerons jusqu’au soir. Nous finissons notre journée par un arrêt sur un point de vue sur les plus grandes chutes au monde…sans eau ! Celles-ci existaient il y a des milliers d’années, et aujourd’hui, on en voit encore la trace dans la roche, mais la sécheresse a fait son oeuvre !

De Soap Lake à la côte de l’Oregon

89-un-drapeau-gay-sur-une-eglise-welcome-to-olympia Il est temps à présent de dire au-revoir à nos hôtes pour se diriger vers l’Ouest afin de rejoindre la côte de l’Oregon. En partant, nous faisons un stop du côté de Seattle pour récupérer une tente et un matelas gonflable qui serviront au frère de Quentin qui nous rejoindra dans quelques jours. Après cela, direction Olympia pour tester le « King Solomon’s reef », un des restaurants préférés de Cobain quand il vivait ici. Nous aurons aussi l’occasion de voir notre première église américaine avec un drapeau aux couleurs des gays sur le toit (euh…oui à l’ouverture d’esprit, mais là c’est peut-être un peu trop). Puis direction la maison de Kurt (lorsque Nirvana commençait à concrètement émerger sur la scène rock locale) qui, tout comme pour Seattle, n’a aucun signe extérieur (à part peut-être les deux toxicos sur le porche). Nous finissons tranquillement cette journée en nous dirigeant vers la maison de nos hôtes couchsurfing, qui nous accueille en nous proposant même de nous laisser leur caravane au lieu de camper dans notre voiture. Grand luxe pour ce soir ! De plus, en échangeant un peu avec ce gentil couple, le mari nous donnera une bonne astuce pour changer notre pneu qui fatigue. Nous irons alors le changer dès le lendemain pour moins de 50$, et surtout, les mécanos nous diront enfin pourquoi nous avons tant changé ce pneu avant-droit, tout simplement car la roue est voilée, donc ils nous l’ont déplacé à l’arrière, ce qui nous a permis de finir le voyage sans plus en entendre parler (il était temps, après 3 changements !).

La voiture prête, nous poursuivons notre chemin vers Aberdeen, ville qui a vu naître Kurt Cobain (d’ailleurs pas peu fière, la ville arbore aujourd’hui à son entrée un gros « Come as you are », titre mythique de Nirvana). Nous verrons alors la toute première maison de l’artiste, le pont duquel il aurait tiré son inspiration pour le morceau « Something in the way » (pont à partir duquel une partie de ses cendres a été versée dans la rivière en contrebas), et le magasin où il a acheté sa première guitare (sauf que le magasin n’existe plus, au moment où nous y étions les locaux étaient à vendre…).

La côte de l’Oregon

D’Aberdeen, nous descendons une grosse partie de la côte jusqu’à notre camping, South Beach State park. Sur la route, nous voyons de jolis points de vue, qui nous mettent l’eau à la bouche pour le lendemain. Avant de partir du camping, nous faisons un petit tour à la plage qui s’étend devant nous, avec des dunes de sable, et un vent…nous n’étions pas loin de nous envoler.

Petite anecdote : pour faire les choses bien avant de reprendre la route pour de nombreuses heures, Quentin a vérifié l’huile qui avait un bon niveau, mais par acquis de conscience, en a remis quand même. Au moment de démarrer la voiture qui se portait comme un charme jusqu’alors, un bruit étrange s’est fait entendre, et nos yeux se sont rencontrés, pleins de désespoir ! Après avoir conclu que ce devait être le trop plein d’huile, nous avons avancé en croisant les doigts. Après quelques heures, nous n’avons plu entendu de son bizarre. Ouf !

Le lendemain, il fait un froid glacial, et sur la route, il y a un brouillard…nous ne voyons rien à 10m, super pour les points de vue ! Par chance, par moment il se lève, et nous pouvons alors profiter des panoramas. Nous nous arrêtons à Florence, puis aux dunes (attention, réflexion chauvine, notre dune du Pilat est bien plus impressionnante !), puis à Coos Bay où nous prenons un petit moment pour un café face à la mer. Avant d’arriver à notre camping de Mill Creek National Park (entouré des Redwood trees), nous faisons un stop improvisé sur le côté de la route. Le panorama est magnifique, et après quelques secondes, nous réalisons que nous sommes sur le chemin des baleines, elles s’offrent à nous, avec jet d’eau et dos rond…nous sommes aux anges.

Après une bonne nuit de sommeil à rêver de ces magnifiques mammifères marins, le réveil est plutôt difficile. Le brouillard est de nouveau présent et il nous poursuivra assez longtemps, assez pour qu’on ne puisse pas profiter des paysages du nord de la Californie… Peu importe, nous devons absolument rejoindre San Francisco ce soir-là car dès le lendemain, nous avons des RDV à l’aéroport. Lucile s’envole pour la France à la rencontre de sa nièce, Emma, fraîchement sortie du four, et Quentin en profite pour récupérer son frère, Tomas, qui nous rejoint pour le reste de nos péripéties aux USA.

Let’s start San Francisco (dans le prochain épisode…)

Voir nos vidéos des USA

1 réflexion sur « USA : de Port Angeles à San Francisco »

  1. bravo! a bientôt pour de nouvelles aventures !
    grosses bises
    Catherine PISSARD

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