Canada : Road trip Nova Scotia to Québec

 Canada : Nouvelle-Ecosse / Nouveau-Brunswick / Québec

 (voir les photos : Canada Nova Scotia to Québec)

Halifax

6. Halifax C’est parti pour 3 semaines de road trip dans l’est du Canada. Notre première étape en partant du Nouveau Brunswick est Halifax, ou plutôt Dartmouth, où nous sommes attendus par nos hôtes couchsurfing. En effet, nous avons trouvé un logement pour 2 jours à Dartmouth, la ville juste en face d’Halifax, où nous allons rencontrer Dillon et Jenna qui vont nous laisser leur appartement pour 2 jours, avec une contrainte … nourrir leurs 2 adorables chats, Aloo et Gobi ! Nous arrivons à Darthmouth vers 13h et nous passons une petite demi-heure avec nos hôtes, avant qu’ils ne partent en camping, le temps pour eux de nous remettre les clés, de nous rappeler que nous pouvons utiliser tout ce que nous souhaitons et même taper dans le frigo ! Bref, une rencontre des plus surprenantes et qui va nous laisser quelques instants tout pantois, tellement nous ne croyons pas à une telle démonstration de confiance par des gens qui ne nous connaissent absolument pas !

Remis de nos émotions, nous décidons de faire nos petites courses pour le weekend et de faire un tour des environs car nous sommes en plein centre de Dartmouth, où nous pouvons apprécier l’atmosphère.

Nous consacrons toute la journée du lendemain pour découvrir Halifax. Nous montons à bord du traversier qui nous emmène en 5min sur la rive d’en face, en plein centre d’Halifax. Avant de nous quitter, nos hôtes nous avaient conseillé quelques itinéraires, et nous suivons alors leurs instructions. Nous voici en train de remonter une des rues principales pour arriver à la Citadelle d’Halifax, avec la Old Town Clock, puis nous continuons vers le Public Garden, qui nous offre de jolis espaces relaxants, avec en prime, un petit concert de violons et contrebasse en arrière-plan. Une fois assez détendus, il est temps pour nous de voir le Harbourwalk pour y profiter du farmer’s market. Manque de chance, celui-ci est en train de fermer, nous prenons décidément trop notre temps !

Petite anecdote : tout en nous promenant sur l’Harbourwalk, nous nous arrêtons pour acheter une glace qui nous fait vraiment envie car il fait très beau aujourd’hui. Nous demandons alors une « single », histoire de se rafraichir. Notre accent anglais n’étant pas encore tout à fait au point, nous voyons la serveuse qui commence à mettre une deuxième boule sur la première, et qui va pour en mettre une troisième. Nous l’arrêtons, en lui précisant gentiment que nous ne demandions qu’une single. A ce moment, elle nous regarde un peu surprise, en disant qu’elle a bien compris qu’on demandait une single, et que la single comporte 3 boules ! Nous voilà reparti avec nos 3 étages en ayant eu l’impression de faire l’affaire du siècle !

Notre tour d’Halifax étant terminé, nous voici de retour sur Dartmouth où nos hôtes nous apprennent qu’ils rentreront finalement plus tôt car il y a des guêpes à leur camping, ce sera ainsi l’occasion pour nous de faire un peu connaissance autour d’une bière. Nous passons alors une soirée avec ce jeune couple particulièrement charmant qui nous propose même de venir avec eux pour une « party » chez des amis, mais nous déclinons cette invitation car nous avons du chemin le lendemain et nous ne voulons pas les déranger, nous leur avons déjà monopolisé une partie de la soirée au bar et en faisant un BBQ ensemble !

D’Halifax au Kejimkujik National Park

15. Peggy's Cove2 Direction Chester avec un arrêt obligatoire par Peggy’s Cove via la lighthouse road. Ce petit village apparaît minuscule mais tellement authentique. Nous y trouvons même un homme en kilt qui joue de la cornemuse devant le phare ! Nous reprenons la route pour Chester, afin de rencontrer Steve et Katie, nos nouveaux hôtes pour la nuit. Nous ne pouvions pas espérer meilleur accueil, Steve nous ouvre sa porte avec un sourire comme nous en avons rarement vu, et nous voici déjà à table autour d’une pizza préparée par Katie pour échanger sur nos vies respectives ! Ils nous proposent de les accompagner pour promener les chiens, sachant que des amis à eux nous rejoignent, dont une Québécoise (de Montréal), qui se fait un plaisir de pratiquer son français avec nous, du fait qu’en Nouvelle-Ecosse, la langue est l’anglais. Nous finissons la soirée par une partie de fléchettes où tout le monde prend plaisir à discuter et partager, malgré le fait que le lendemain, ils travaillent tous !

Ah oui, ce qui n’était pas prévu c’est qu’ils nous ont proposé de rester une nuit de plus chez eux (sachant que nous avions notre propre espace avec salon, chambre, salle d’eau et cuisine !) et que bien évidemment, nous n’avons pu refuser !

Nous voici parti pour découvrir les environs, avec pour commencer Mahone Bay, un petit village très mignon avec ces fameuses 3 églises (à ce jour nous ne savons toujours pas pourquoi il y en avait autant au même endroit) donnant sur un lac. Puis direction Lunenburg où nous ne faisons que passer car le superbe bateau à voir sur place, le « Bluenose II », vient de partir pour Halifax (comme par hasard !) et il y a un vent à décorner les bœufs ce qui nous pousse à explorer d’autres contrées ! Quelques kilomètres plus loin, nous arrivons au « bout du monde », les Blue Rocks, ce bourg ne semble pas tellement habité, c’est un petit village de pêcheur qui a gardé toute son âme et qui nous fait vraiment voyager par la beauté du paysage.

Puis, nous retournons retrouver nos hôtes afin de pouvoir partager avec eux le solstice. En effet, nous sommes le soir du solstice et nous nous retrouvons à admirer les étoiles du haut de leur grange, tout en essayant de voir et reconnaitre chaque planète, d’où nous nous trouvons.

Encore une merveilleuse soirée qui s’achève et il est déjà temps pour nous de les remercier et de nous rendre à notre prochaine étape, le Kejimkujik National Park, où nous avons réservé un espace de camping pour la nuit. Nous nous y rendons pour l’Aboriginal National Day, mais nous allons vite déchanter, il n’y a personne et aucune animation, nous n’en apprendrons pas davantage sur les aborigènes aujourd’hui. Peu importe, nous avons de nombreuses balades à faire, ainsi qu’un feu de camp !

Petite anecdote : le bois n’est pas compris dans le prix de 50$ pour une nuit et nous avons trouvé que c’était un peu gonflé ! Du coup, étant dans une forêt géante, il n’a pas été difficile de trouver du bois, et nous avons pu faire notre propre feu. C’était sans compter sur la ronde de la garde forestière, qui nous a gentiment dit que nous n’étions pas censé faire du feu avec le bois de la forêt. Mais ce qui est intéressant dans cette affaire, c’est qu’elle a directement enchainé sur le fait que nous étions français, que c’était fantastique ce qu’on faisait… Elle nous a même donné des conseils sur les choses à voir et à faire durant le reste de notre tour de la Nouvelle-Ecosse. Pas rancunière pour un sou, et nous avons encore une fois fait une jolie rencontre !

D’Annapolis Royal au Nouveau-Brunswick

Quelques randonnées plus tard (Mills Fall…) nous quittons le parc pour nous rendre à Annapolis Royal où se trouve Fort Anne, lieu de bataille entre les Anglais et les Français (les Anglais ont gagné !). Nous n’avons pas le temps de nous arrêter au jardin botanique qui ferme définitivement trop tôt et nous reprenons la route pour arriver chez Caleb, notre nouvel hôte couchsurfing à Wolfville. C’est en plein milieu de la forêt, les routes ne sont pas goudronnées, nous prions pour que notre voiture ne lâche pas ! Dès le lendemain, nous visitons Grand Pré, lieu historique pour les Acadiens.

Un peu d’histoire : les Acadiens sont des colons français (les premiers à avoir foulé le sol canadien en 1604), originaires de la partie occidentale du centre de la France, qui s’installent dès les années 1630 sur le territoire appelé « Acadie ». Grand-Pré est le lieu mémoriel par excellence de la diaspora acadienne, victime de la déportation orchestrée par les Britanniques qui débuta en 1755. Les terres endiguées et les vestiges archéologiques témoignent des valeurs d’une culture de pionniers qui ont façonné leur propre territoire, tout en vivant en harmonie avec les Mi’kmaqs (autochtones).

Après ce saut dans l’histoire, nous partons à l’assaut du Cape Split, pour une randonnée de 3h qui débouche sur des falaises majestueuses avec une vue imprenable sur les montagnes environnantes.

Le lendemain, beaucoup de route nous attend. Nous avons seulement le temps de faire un petit arrêt à Truro, au Victoria Park, pour le pique-nique. Nous profitons qu’il fasse beau pour faire une petite balade digestive, ce qui nous amène à être abordés par des mormons, en « mission » pour propager leurs connaissances. Ces deux jeunes hommes sont fort sympathiques (l’un des deux parle parfaitement français car né en Seine-et-Marne !) mais nous devons déjà repartir, avant d’avoir le temps de refaire le monde et de sincèrement s’interroger si Jésus est une icône spirituelle ou tout simplement une véritable personne comme vous et moi (leur version) …

Nous voici à la dernière étape de la Nouvelle-Ecosse, Parrsboro, où Lloyd – notre dernier hôte couchsurfing de la région – nous attend avec des noix de st-jacques, des cuisses de poulet au bbq et bien sûr, du fromage, du vin, et des fraises en dessert ! Nous prenons un peu peur en nous disant qu’il risque de nous faire signer une note à la fin de notre séjour tellement nous sommes bien accueillis ! Mais il n’en fera rien et nous emmènera même faire un petit tour sur la plage de Parrsboro en nous montrant les édifices historiques de la ville et en nous rappelant son histoire commerciale du fait que c’était un port important pour l’exportation du bois et des autres ressources du Canada. Nous repartons le lendemain, non sans un bon petit déjeuner dans le ventre, avec une petite surprise, nous avons droit à un défilé de voitures anciennes dans la ville juste avant notre départ ! Nous terminons notre trip dans la Baie de Fundy, réputée pour ces plus grandes marées au monde, par un petit stop aux Joggins Fossil Cliffs, où comme son nom l’indique, nous sommes supposés voir des fossiles de millions d’années, les premiers dinosaures. Ces vieilles pierres ne nous retiendrons pas très longtemps car nous avons hâte de remonter vers le Nouveau-Brunswick, pour profiter de Moncton, Shediac, et surtout, revoir nos précédents hôtes workaway.

De Moncton à Matane

Notre passage à Moncton sera éphémère car nous y allions pour voir l’exposition sur les Inuits, mais celle-ci était fermée ce jour-là, échec.

Nous faisons ensuite la fameuse photo devant le homard géant de Shédiac, pour continuer vers la plage réputée, mais nous ne trouvons aucun emplacement pour nous garer, échec.

Et enfin, nous retrouvons nos hôtes de Saint-Edouard-de-Kent, avec qui nous partageons un bon repas, des discussions, et nous pouvons prendre le temps de nous faire un vrai au-revoir.

eglise clown2 Il est déjà l’heure de partir, direction Shippagan où nous prenons des informations sur les choses à faire dans les environs. Nous voici alors sur l’île Miscou et son fameux phare (qui ne va pas vraiment nous éblouir), mais aussi sa plage qui s’étend sur des kilomètres sans grand monde à l’horizon (on se croirait en Bretagne !). Puis nous prenons la direction de Lamèque, où nous visiterons l’Eglise Sainte Cécile de Petite Rivière de l’Ile particulièrement intrigante. L’intérieur est particulièrement coloré, presque enfantin, avec des points, des arbres, des gâteaux… bref, le révérend de l’époque avait un certain sens de l’humour.

Pour finir la journée, nous partons en direction de Caraquet, à la rencontre de Kathy et Thierry, nos nouveaux hôtes couchsurfing. Les échanges sont intéressants sur le Canada, la France (Kathy est Acadienne et Thierry est Français), les différences entre les deux pays… bref, ça se passe tellement bien qu’ils nous proposent de passer une nuit de plus, ce que bien sûr, nous ne refusons pas !

Le lendemain est consacré au Village Acadien situé à Bertrand, où nous en apprenons un peu plus sur les Acadiens et le savoir-faire qu’ils ont apporté avec eux. Nous découvrons comment on récupère du lin (le casser, le peigner, le mouiller puis le tisser), de la laine (pour les couleurs, on utilise l’urine des hommes de plus de 12 ans !), on rencontre l’instituteur qui nous fait un petit cours d’histoire mais aussi de Français… Puis nous finirons notre journée en partageant un bon repas avec nos hôtes, qui eux aussi vont continuer à nous cultiver. Nous apprenons alors que le vrai nom pour les Amérindiens est « Achinabé ». Que Jacques Cartier est arrivé dans la Baie des chaleurs sans aucune chance de s’en sortir (c’était l’hiver) et que ce sont les Achinabés qui lui ont appris les techniques de pêche sous la glace, comment se réchauffer… Bref, on a plongé un petit peu dans l’histoire du Canada pendant ces deux jours, du 18ème siècle à nos jours, et c’était vraiment passionnant.

Nous continuons notre périple à présent vers la Gaspésie (qui fait partie du Québec, donc retour case départ), en commençant tout d’abord par une journée voiture ! Nous rejoignons Percé sous le soleil, mais à peine arrivés, le temps commence à se couvrir. Le lendemain, réveil sous la pluie et le brouillard, il semble difficile d’apprécier les fabuleux paysages décrit dans les guides, alors que nous ne voyons pas plus loin que le bout de notre nez. Quoi qu’il en soit, nous prenons la direction de Gaspé, où nous rencontrerons (à travers la brume) le fameux rocher de l’indien amoureux (finalement, le smog donnait un effet encore plus dramatique à cette histoire !)…

Petite histoire : « Sur un grand voilier, des hommes blancs venus d’Europe enlevèrent une jeune indienne et l’amenèrent dans leur lointain pays. Depuis ce temps, dos à la mer, visage triste er regard rivé à la falaise, l’amoureux attend inlassablement le retour de sa bien-aimée. »

… et les canons de la 2nde guerre mondiale. Il faut savoir que durant cette guerre, les Canadiens, même si le front ne se tenait pas dans leur pays, s’étaient préparés à l’invasion allemande et avaient toute une artillerie pour repousser l’ennemi. Heureusement, tous ces bunkers n’ont pas eu de réelle utilité.

Nous consacrons ensuite notre journée pour nous rendre à Matane, lieu où nous prendrons ensuite le traversier pour passer sur l’autre rive du Saint-Laurent.

De Baie Comeau à Saint-Basile

Nous arrivons à Baie Comeau avec comme objectif de trouver un petit nid douillet avant d’aller observer les baleines. Nous avançons jusqu’à Forestville où trouvons un camping plutôt spartiate mais qui fera l’affaire. Nous ne nous attardons pas et partons pour Portneuf-sur-mer dans un premier temps où nous sommes censés pouvoir observer des baleines de la terre ferme…échec. Du coup c’est parti pour Les Bergeronnes, avec une excursion en bateau pour les observer de plus près. Nous verrons alors quelques ailerons, des jets d’eau, et quand même, de temps en temps, des dos ! Par contre, nous aurons très bien vu leur repas, des espèces de petites crevettes rouges qui sautillent par milliers.

Pas de temps pour regretter, nous partons dès le lendemain vers la région de Saguenay, et pour éviter les déconvenues précédentes pour dormir (oui nous avons bien du mal par moment à trouver un espace pour se garer légalement au Canada) nous avons réservé deux nuits chez les sœurs, à l’Ermitage Saint-Antoine ! Un camping tout confort au sein d’un environnement catholique, accessible autant aux pèlerins en quête de spiritualité qu’aux touristes en quête de nature et de tranquillité, avec en plus une vue imprenable sur le lac Bouchette. Ce détour par Saguenay nous permet d’aller au Zoo St Félicien, et là, c’est la découverte des animaux du Canada. On fera enfin la rencontre de l’ours noir (de très près !), du wapiti, de l’orignal, … une vraie découverte de la faune locale, dans les meilleures conditions.

Puis c’est le retour vers la côte en passant par la région de Charlevoix. Nous nous arrêtons tout d’abord à la Croix de Clermont, qui nous offre une vue panoramique à 360° sur la vallée. Puis nous descendons sur la Malbaie pour rejoindre la route du fleuve jusqu’à Baie Saint Paul. Cette route est particulièrement charmante et permet de passer à travers de nombreux petits villages. Nous décidons alors de revenir sur nos pas le lendemain afin de rejoindre l’Isle-aux-Coudres avec le traversier gratuit. Nous en faisons alors un petit tour (le tour de l’île ne fait que 25km en tout) en nous arrêtant aux différents points de vue, et à l’Eglise Saint Louis, qui paraît bien grande pour une île si petite ! Cette île nous offre une vraie bouffée d’air frais et nous sommes à présent impatients de partir à la rencontre de nos prochains hôtes workaway, Yvon et Julie à Saint-Basile.

(Voir nos vidéos du Canada)

1 réflexion sur « Canada : Road trip Nova Scotia to Québec »

  1. toujours aussi intérèssant, les Canadiens sont manifestement des gens charmants
    grosses bises
    Catherine Pissard

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